Croissance : la Banque mondiale relève ses prévisions pour l'Algérie

La Banque mondiale a publié, début octobre 2025, une mise à jour de ses prévisions de croissance pour l’économie algérienne, annonçant une amélioration notable des perspectives pour les années 2025 et 2026. Cette révision intervient dans un contexte de dynamique économique portée principalement par les secteurs non liés aux hydrocarbures.

Selon le rapport « Perspectives économiques pour la région MENAAP » dont le quotidien El Khabar a rendu compte, le PIB réel de l’Algérie devrait progresser de 3,8 % en 2025 et de 3,7 % en 2026, soit une hausse respective de 0,6 et 0,5 point par rapport aux précédentes estimations publiées en avril de la même année. Cette révision s’appuie sur une accélération de l’activité économique constatée dès le premier trimestre 2025, avec une croissance de 4,5 % en glissement annuel.

Algérie : un moteur hors hydrocarbures en progression

La croissance observée est largement attribuée à la dynamique des secteurs hors hydrocarbures, dont l’expansion a atteint 5,7 %. Cela a permis de compenser le repli du secteur des hydrocarbures, dont la production a reculé de 2,8 % sur la période. Cette dynamique a été soutenue par une consommation des ménages en hausse de 4,7 % et un investissement en progression de 13,9 %, bien que fortement dépendant des importations.

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Le rapport prévoit également un recul de l’inflation, estimée à 2,8 % en 2025, contre 4,0 % en 2024, grâce à la stabilisation du dinar et à la baisse des prix alimentaires. Toutefois, la Banque mondiale alerte sur des déséquilibres macroéconomiques persistants : un déficit du compte courant évalué à 6,0 % du PIB en 2025, un déficit budgétaire de 13,1 % du PIB, et une dette publique projetée à 71,2 % du PIB d’ici 2027.

Défis structurels et appel à la diversification

L’institution insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes économiques pour garantir une croissance durable. Cela inclut notamment une meilleure gouvernance des entreprises publiques, un climat plus attractif pour l’investissement privé, et un renforcement du rôle du secteur privé dans la création d’emplois.

Enfin, le rapport salue les progrès réalisés par l’Algérie dans l’intégration des femmes sur le marché du travail, un levier jugé stratégique pour une croissance plus inclusive à moyen terme. Si l'on croit donc le rapport de la Banque mondiale, c'est de bon augure pour l'économie algérienne, pourvu que les réformes économiques se poursuivent, notamment dans le renforcement des capacités industrielles de l'Algérie.


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