Algérie : le mégaprojet de l'Italien Bonifiche Ferraresi franchit une nouvelle phase

Le projet agricole de grande envergure mené à Timimoun, dans le sud-ouest de l’Algérie, par le groupe italien Bonifiche Ferraresi (BF) vient d’entrer dans une nouvelle étape opérationnelle. Destiné à produire des cultures stratégiques sur une surface de 36'000 hectares, ce partenariat algéro-italien vise à établir un modèle d’agriculture moderne fondé sur la technologie, la recherche appliquée et le transfert de savoir-faire.

Selon le ministère de l'Agriculture, du développement rural, le projet a atteint la phase de préparation des labours et semis pour la campagne 2025-2026. Les travaux d’aménagement avancent à un rythme soutenu, incluant la mise en place des infrastructures de base : accès routiers, alimentation électrique et réseaux de télécommunications.

Le ministre de l’Agriculture, Yacine Oualid, a affirmé avoir donné toutes les instructions nécessaires pour faciliter le déploiement technique sur le terrain. Il a également souligné que ce projet est considéré comme prioritaire dans le cadre du Plan Mattei, un cadre stratégique de coopération entre l’Algérie et l’Italie.

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Cultures ciblées et transformation locale en Algérie

Le périmètre concerné est dédié à la production de blé dur, de lentilles, de pois chiches, de haricots secs, ainsi qu’à la culture de plantes oléagineuses comme le soja. Pour maximiser la valeur ajoutée, le projet prévoit l’installation de plusieurs infrastructures : unités de transformation agroalimentaire, silos de stockage, et chaînes de production de pâtes alimentaires.

Le montant global investi dans ce programme s’élève à 420 millions de dollars, financé par une coentreprise entre le groupe BF et le Fonds national d’investissement (FNI). Une convention-cadre avait été signée en juillet 2024, posant les bases juridiques et techniques du projet.

Un modèle de coopération agricole stratégique

Les deux parties présentent ce projet comme un modèle reproductible d’investissement agricole durable, alliant expertise étrangère et potentiel local. Il s’inscrit pleinement dans les objectifs de sécurité alimentaire de l’Algérie et dans la volonté de diversifier ses exportations hors hydrocarbures.

Ce partenariat est perçu comme un signal fort de la coopération entre Alger et Rome, tant au niveau économique que stratégique. En misant sur une production à grande échelle dans des zones sahariennes, l’Algérie ambitionne de transformer son agriculture en un secteur à haute valeur technologique.

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