En Algérie, le tribunal de Dar El Beïda à Alger a ordonné la mise en détention provisoire de 17 personnes, dont 9 fonctionnaires issus de trois ministères et 8 opérateurs économiques, dans le cadre d'une affaire de corruption liée à l’importation de matières premières.
L’affaire a éclaté le 8 septembre 2025, après qu’un citoyen a alerté les services de la Gendarmerie nationale d’Alger sur des faits présumés de corruption impliquant son épouse, fonctionnaire au ministère du Commerce extérieur et de la promotion des exportations. Selon les éléments d'enquête, cette dernière aurait utilisé sa position pour faciliter, de manière illégale, l’obtention d’autorisations d’importation pour plusieurs entreprises, en échange de contreparties indûment perçues, indique le journal arabophone Echorouk.
Trois ministères impliqués dans une affaire de corruption en Algérie
Les investigations ont conduit à l’arrestation de neuf agents publics, répartis entre trois départements ministériels : le ministère du Commerce intérieur, le ministère du Commerce extérieur et le ministère de l’Industrie. Ces fonctionnaires sont soupçonnés d’avoir validé des documents falsifiés, dont des tableaux estimatifs d’importation, sans respecter les procédures légales. L'enquête a également révélé l'implication de huit opérateurs économiques, bénéficiaires de ces pratiques illicites et mis sous mandat de dépôt au même titre que les neuf fonctionnaires, et de trois autres actuellement placés sous contrôle judiciaire.
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Une seule institution se constitue partie civile
À ce stade, seule la direction du ministère du Commerce extérieur s’est constituée partie civile, invoquant le préjudice institutionnel subi. Les deux autres ministères concernés n’ont pas encore pris de position officielle.
L’affaire reste ouverte, et le parquet a indiqué que l’enquête pourrait s’étendre à d’autres acteurs, publics ou privés, susceptibles d’avoir participé à ce réseau d’importation illégale. Ce dossier relance les préoccupations autour de la transparence des procédures commerciales en Algérie et des risques systémiques de corruption dans l’administration.
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Le traitement judiciaire de ce dossier sera scruté de près en Algérie, tant pour ses implications économiques que pour le signal institutionnel qu’il enverra. Les médias ne vont pas manquer de suivre ce dossier que les autorités vont sûrement utiliser pour servir d'exemple pour tous ceux tentés par des pratiques frauduleuses.
