L'Algérie s'apprête à modifier son niveau de production pétrolière suite à une réunion ministérielle de l'OPEP+. Cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts de coordination entre pays producteurs pour stabiliser le marché.
Le ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a participé ce dimanche 2 novembre à une réunion ministérielle de l’OPEP+, organisée par visioconférence. Huit pays producteurs étaient représentés : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Irak, Koweït, Kazakhstan, Oman, Russie et Algérie. L’objectif de cette réunion était d’évaluer la situation du marché pétrolier mondial et de coordonner une réponse conjoncturelle.
Selon un communiqué publié sur la page Facebook du ministère algérien de l’Énergie, la réunion s’est tenue en présence du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, et de responsables de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). Les échanges ont porté sur les niveaux de production, les prévisions de consommation, l’évolution des stocks mondiaux et les tendances du marché à court terme.
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Augmentation de la production décidée pour décembre
À l’issue des discussions, les ministres ont décidé une augmentation collective de la production de pétrole brut de 137 000 barils par jour pour le mois de décembre 2025. Cette hausse sera répartie entre les pays ayant participé à la réunion. La part allouée à l’Algérie a été fixée à 4 000 barils par jour, selon les précisions du ministère de l’Énergie.
Par ailleurs, les participants ont convenu de geler toute augmentation supplémentaire de la production durant le premier trimestre 2026, soit du 1er janvier au 31 mars. Cette mesure vise à anticiper la baisse saisonnière de la demande et à maintenir un équilibre entre l’offre et la consommation au niveau mondial.
Des ajustements en fonction de l’évolution du marché
Le ministre Mohamed Arkab a souligné que cette décision traduit la volonté des huit pays de maintenir une stabilité du marché pétrolier dans un contexte international incertain. Il a précisé que la hausse de 137 000 barils par jour représente une réponse coordonnée, progressive et adaptée à la conjoncture.
Concernant le gel prévu pour le début de l’année 2026, il a indiqué qu’il s’appuie sur des tendances observées de manière récurrente, avec une demande généralement plus faible durant l’hiver. Il a ajouté que les niveaux de production seront réévalués régulièrement, en fonction des indicateurs économiques et de l’évolution de la consommation mondiale.
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Coordination renforcée au sein de l’OPEP+
Les pays participants ont convenu de renforcer la coordination au sein de l’OPEP+ par l’organisation de réunions régulières. L’objectif est d’assurer un suivi étroit des décisions prises et de réagir rapidement aux évolutions du marché. Le prochain sommet ministériel est programmé pour le 30 novembre 2025, selon le communiqué ministère algérien de l’Énergie.
Cette prochaine réunion sera consacrée à l’évaluation de la situation du marché en vue de fixer les niveaux de production pour le deuxième trimestre 2026. L’Algérie a confirmé sa volonté de poursuivre sa coopération avec ses partenaires de l’OPEP+ pour contribuer à la régulation de l’offre mondiale.
