Un père franco-algérien a été interpellé par les autorités espagnoles alors qu'il tentait d'embarquer au port de Valence avec son fils de cinq ans, qu'il avait soustrait illicitement à l'autorité parentale. Cette arrestation fait suite à une enquête rapide menée en collaboration entre la France et l'Espagne, qui a permis d'éviter un départ définitif vers l'Algérie. Le procureur de la République de Toulouse a salué une issue rapide à cette affaire de soustraction d'enfant.
L'enlèvement s'est produit samedi 1er novembre 2025 dans un point de rencontre à Toulouse, où le père exerçait son droit de visite médiatisé, rapporte le média français Actu.fr. Selon le procureur David Charmatz, le père a "profité d'un moment d'inattention pour quitter les lieux à partir du jardin attenant à l'espace de rencontre". Il avait préalablement demandé à pouvoir jouer avec l'enfant dans ce jardin, une requête qui lui avait été accordée compte tenu du bon déroulement des deux visites précédentes.
La mère a déposé plainte immédiatement après avoir été informée de la disparition. Le parquet de Toulouse a ouvert une information judiciaire pour soustraction d'enfant avec la circonstance aggravante de rétention hors de France. Dès samedi soir, un mandat d'arrêt européen a été délivré en extrême urgence et diffusé dans l'espace Schengen, permettant une coordination internationale rapide.
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Une traque internationale vers l’Algérie
Les premières investigations dans la région toulousaine, où résidait le père franco-algérien, n'ayant pas donné de résultats, la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée) a été saisie du dossier. Les enquêteurs ont suspecté un départ vers l'Algérie et ont effectué de nombreuses réquisitions pour localiser le fugitif. Le procureur Charmatz a précisé que "ces techniques d'enquête ont permis d'établir que l'intéressé avait passé la frontière espagnole, à Ur dans les Pyrénées-Orientales, vers 13 heures le samedi".
Cette information cruciale a permis de recentrer les recherches sur l'Espagne. Le mandat d'arrêt européen, diffusé dans la nuit de samedi à dimanche, a activé toutes les polices de l'espace Schengen. La collaboration entre les services français et espagnols s'est avérée déterminante dans cette course contre la montre pour retrouver l'enfant avant son embarquement pour l'Algérie.
L'interpellation au port de Valence
L'arrestation a eu lieu lundi 3 novembre 2025 à 11 h 30 au port de Valence, alors que le père s'apprêtait à embarquer pour Mostaganem en Algérie. L'interpellation a été réalisée par une unité spécialisée de la police nationale espagnole en matière de violences familiales et conjugales. Le procureur a confirmé que "le mandat d'arrêt a permis l'interpellation de ce père alors qu'il s'embarquait avec son fils".
Le père, un Franco-Algérien de 40 ans, a été entendu lundi 3 novembre par les services de police espagnols dans le cadre de l'exécution du mandat d'arrêt européen. Conformément aux procédures européennes, il doit être remis aux autorités judiciaires françaises. La mère a été informée de cette interpellation et pourra récupérer son enfant prochainement.
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Le père franco-algérien risque 3 ans de prison
Le père encourt une peine maximale de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour soustraction d'enfant avec circonstance aggravante. La décision du juge aux affaires familiales de Toulouse du 7 avril 2025 fixait la résidence de l'enfant chez sa mère tout en maintenant l'exercice conjoint de l'autorité parentale. La violation de cette décision constitue un élément important du dossier pénal.
David Charmatz a souligné l'excellente coopération internationale : "Ce dénouement très positif n'a été atteint que grâce à la parfaite réactivité des services d'enquête de la DIPN 31 et des acteurs judiciaires". Le procureur a également remercié "la collaboration très efficace des autorités judiciaires et policières espagnoles" ainsi que "le service de sécurité intérieure de l'Ambassade de France à Madrid qui a facilité les échanges entre policiers des deux pays".
