Lors d'une intervention lundi 3 novembre sur la Radio Chaîne 1, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ, a annoncé une avancée majeure dans la lutte contre la corruption en Algérie. Selon ses déclarations, tous les fonds détournés à l’intérieur du pays sous l’ère de la « Issaba » (les réseaux de corruption) ont été entièrement récupérés. Cette annonce a été saluée comme une victoire importante dans la politique de rétablissement de l’ordre financier et la restitution des biens de l'État.
Le ministre a souligné que la récupération des fonds détournés a été une priorité pour le gouvernement algérien et qu’elle est soutenue personnellement par le président Abdelmadjid Tebboune. Cette démarche s'inscrit dans un programme global de rétablissement de la justice économique et de lutte contre la corruption, visant à remettre en circulation les fonds publics détournés et à garantir que ces ressources reviennent à la société algérienne. Boudjemaâ a précisé que ces fonds avaient été récupérés à 100% à l’intérieur du pays, et que cette restitution s'était accompagnée de la réactivation de plusieurs projets importants, comme des usines et des infrastructures.
La récupération des biens confisqués ne se limite pas aux aspects financiers. En effet, des entreprises, des terres et d’autres ressources appartenant à des individus impliqués dans la corruption ont été récupérées, redirigées vers l'État, et certaines ont déjà été réutilisées pour le bien-être de la population. Des usines ont par exemple été remises en service, créant ainsi de nouveaux emplois et stimulant l'économie locale.
Société L’aéroport d’Alger recrute, voici comment postuler
Récupération des fonds à l’international : des progrès encourageants
Si la situation à l’intérieur du pays semble sous contrôle, le ministre a également évoqué la récupération des fonds transférés à l’étranger. Il a précisé que cette démarche est toujours en cours et que des progrès importants ont déjà été réalisés. L’Algérie a intensifié ses efforts pour récupérer les biens qui avaient été illégalement transférés dans divers pays. Grâce à des commissions rogatoires et des demandes d'entraide judiciaire, de nombreux pays ont montré leur volonté de collaborer, permettant ainsi d’initier des démarches concrètes.
Les autorités algériennes ont pu obtenir des résultats significatifs grâce à la coopération avec plusieurs pays européens et internationaux, bien que certains États n’aient pas encore répondu favorablement. La différence des systèmes juridiques entre les pays explique parfois ces retards dans la coopération. Néanmoins, le ministre est resté optimiste et a assuré que l’Algérie continuerait à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour récupérer ses fonds, notamment en renforçant les accords bilatéraux et multilatéraux avec les pays concernés.
Un bilan positif mais des défis restent
Bien que les résultats obtenus soient satisfaisants, Lotfi Boudjemaâ a rappelé que l’environnement international reste complexe. La récupération des fonds à l’étranger présente des défis liés aux différences dans les systèmes judiciaires des différents pays. Cependant, le ministre a souligné que l’Algérie dispose désormais d’une grande expérience dans la gestion de ces dossiers grâce aux efforts fournis par le pôle pénal économique et financier.
Pour le ministre, ces progrès dans la récupération des fonds détournés sont un signe que l’Algérie avance dans sa lutte contre la corruption. Grâce à une coordination efficace entre la justice et les autorités internationales, les autorités algériennes espèrent pouvoir récupérer une partie substantielle des fonds détournés, consolidant ainsi l’intégrité de l’État et renforçant la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
Société L’aéroport d’Alger recrute : voici les postes et les conditions exigées