Le non-versement de la revalorisation des pensions pour 2025 suscite l'inquiétude des retraités en Algérie. L'Organisation Nationale des Retraités Algériens (ONRA) a réagi en appelant au calme, estimant que le versement, bien que tardif, reste une priorité pour les autorités.
La revalorisation annuelle des pensions pour l'année 2025, qui intervient habituellement au mois de mai, n'a toujours pas été versée en cette fin d'année 2025. De nombreux bénéficiaires déclarent ne pas avoir perçu l'augmentation prévue par la réglementation en vigueur. Cette somme représente pour beaucoup un complément financier important pour faire face aux dépenses quotidiennes.
Ce retard a provoqué de nombreux débats sur les réseaux sociaux. Les espaces de discussion dédiés aux retraités présentent de nombreux témoignages exprimant une incompréhension face à cette situation. Un retraité résidant à Alger a déclaré : « Nous comptions sur cette revalorisation pour soulager une partie de nos charges. Nous avons du mal à comprendre les raisons de ce non-versement ».
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Interrogée mercredi 5 novembre par Le Jeune Indépendant, la présidente de l'ONRA-CNR, Fatima Zohra Heribi, a apporté des précisions sur les raisons de ce délai. Elle a indiqué que « le retard observé n'annonce ni une annulation ni un abandon de la mesure ». Elle a précisé que ce retard était lié à « des procédures techniques et administratives internes aux organismes concernés par le dossier ».
Un dossier en cours d'examen technique
La présidente de l'ONRA a tenu à rassurer les pensionnés en réaffirmant sa confiance dans la volonté de l'État algérien. Elle a rappelé les décisions antérieures d'augmentations exceptionnelles et d'amélioration des prestations sociales, qu'elle présente comme des marques d'un attachement constant à la cause des retraités.
Fatima Zohra Heribi a précisé que le dossier de la revalorisation des pensions fait actuellement l'objet d'un examen approfondi. L'objectif de cet examen est de garantir une mesure à la fois juste, équilibrée et conforme à la situation économique du pays. Ce processus implique une étude technique et financière menée par plusieurs instances.
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Les organismes compétents directement impliqués dans cette étude sont le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, la Caisse nationale des retraites (CNR) et le ministère des Finances. Ces travaux se déroulent en coordination avec la Primature pour assurer la cohérence de la décision finale.
Les réactions et les attentes des retraités
Face à cette attente, les réactions des principaux intéressés sont nombreuses. Une ancienne enseignante a affirmé que cette revalorisation représente « une nécessité et non pas un luxe ». Pour elle, cette mesure incarne une question de respect envers les personnes qui ont servi le pays pendant plusieurs décennies.
De leur côté, les membres de l’ONRA ont exprimé leur préoccupation concernant la situation difficile de certains retraités. L'organisation rappelle ses revendications et considère l'application de la loi sur la revalorisation annuelle en mai comme un droit légitime. Selon les estimations de l'ONRA, près de 3,6 millions de retraités, ce qui représente plus de sept millions d'Algériens en incluant les familles, sont concernés par cette question.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait évoqué ce sujet lors de son entretien périodique avec les médias en septembre 2025. Il avait alors réaffirmé son engagement envers le peuple et précisé que de nouvelles augmentations des salaires, de l'allocation chômage et des bourses étudiantes seraient mises en œuvre à partir de 2026. Il avait indiqué que ces augmentations pourraient, en fonction des capacités financières de l'État, concerner également les pensions de retraite.
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