Algérie : contrat de 5,4 milliards USD, voici les détails du projet

Le groupe algérien Sonatrach a signé en octobre 2025 un accord stratégique avec la société saoudienne Medad Energy North Africa portant sur l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans la région d’Illizi Sud, au sud-est de l’Algérie. Ce contrat, d’une valeur estimée à 5,4 milliards de dollars, marque un tournant dans la coopération énergétique entre Alger et Riyad.

Signé le 13 octobre 2025, ce contrat s’inscrit dans la logique du partage de production. Ce modèle permet à l’État algérien, à travers Sonatrach, de préserver la souveraineté sur ses ressources tout en attirant des capitaux étrangers. L’accord s’étale sur 30 ans, extensibles de 10 années supplémentaires, et comprend une phase de recherche de sept ans.

Medad Energy s’est engagée à financer la totalité des investissements, à commencer par les 288 millions de dollars alloués à la phase d’exploration. Celle-ci comprendra notamment l’acquisition de données sismiques 2D et 3D, le forage de plus de 30 puits et la réalisation d’études géologiques avancées.

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Algérie : des objectifs de production ambitieux

Le contrat vise une production totale de 993 millions de barils équivalent pétrole (bep). Cette production inclut 125 milliards de m³ de gaz naturel commercialisable, 103 millions de barils de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et 101 millions de barils de condensats. Ce potentiel est particulièrement significatif pour le bassin d’Illizi, une zone encore peu exploitée en comparaison avec les grands gisements historiques du pays.

L’accord intègre une volonté affirmée de valoriser le contenu local. Une large part des travaux d’exploration et de développement sera confiée à des entreprises algériennes, ce qui devrait dynamiser le tissu économique local et renforcer le savoir-faire national dans le secteur parapétrolier.

Une coopération à forte dimension géopolitique

Le projet prévoit également l’introduction de technologies récentes dans les domaines de l’extraction, du traitement et de la gestion des installations. Cette dimension technologique est alignée sur les normes environnementales internationales, avec un objectif clair de réduction de l’empreinte écologique.

Ce contrat illustre le rapprochement énergétique entre l’Algérie et l’Arabie saoudite, deux puissances régionales aux ambitions croisées. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de Sonatrach visant à diversifier ses partenaires internationaux, renforcer la sécurité énergétique nationale et s’adapter aux exigences du marché mondial des hydrocarbures.

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La réussite de ce projet pourrait ouvrir la voie à d’autres partenariats stratégiques dans le secteur énergétique, consolidant ainsi la position de l’Algérie comme acteur majeur sur la scène énergétique régionale. Et c'est exactement l'objet de la rencontre tenue dimanche 30 novembre 2025 et qui a réuni le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et Abdulelah Bin Mohammed Bin Abdullah Al-Aiban, PDG de Medad Energy Afrique du Nord, les Saoudiens cherchant certainement de nouvelles opportunités d'investissement en Algérie.


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