Le ministre de l'Intérieur et des Transports, Said Sayoud, a réagi aux accusations émises par certains députés concernant la gestion de la compagnie Air Algérie. Lors de la dernière journée des débats sur le projet de loi relatif au code de la route, il a exprimé son mécontentement face à ces déclarations qu’il jugeaient nuisibles à l'image de la compagnie aérienne nationale et de ses institutions.
Certains membres du parlement ont émis des critiques à l'égard de Air Algérie, remettant en question la gestion de la compagnie et son impact sur les usagers. Ces critiques ont notamment porté sur les tarifs jugés trop élevés pour certaines liaisons aériennes. Ces propos ont été perçus par Said Sayoud comme une attaque contre une institution stratégique pour l’économie du pays, mettant en avant que de telles remarques ne faisaient que nuire à la réputation de Air Algérie et à celle des institutions nationales.
Le ministre a fermement réagi, affirmant que ce genre de discours ne servait que les intérêts des compagnies aériennes étrangères, en mettant en évidence que ces attaques risquaient de favoriser des entreprises concurrentes au détriment d'Air Algérie. Il a insisté sur le fait que ces critiques n’étaient pas seulement injustifiées mais également contreproductives.
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La réponse du ministre sur Air Algérie
Said Sayoud a souligné que Air Algérie faisait partie des entreprises les plus importantes d’Afrique, aux côtés des compagnies comme Ethiopian Airlines et EgyptAir. Il a insisté sur le rôle central de cette compagnie dans le secteur aérien africain et a rappelé l’importance de soutenir les entreprises publiques au lieu de chercher à les affaiblir. Selon lui, maintenir la solidité des institutions nationales est essentiel pour le développement du pays.
Le ministre a également mentionné que des efforts avaient été réalisés pour rendre les services de Air Algérie plus compétitifs. Il a évoqué des mesures de réduction tarifaire, dont une baisse des prix de 40 % durant l’été dernier, ainsi qu’une réduction supplémentaire de 8 % décidée par le président de la République. Ces mesures ont été mises en place pour rendre les billets d’avion plus accessibles, tout en maintenant une qualité de service satisfaisante.
La nécessité de soutenir les entreprises publiques
Dans ses déclarations, Said Sayoud a réaffirmé l’importance de soutenir les entreprises publiques comme Air Algérie afin de renforcer leur position sur le marché international. Il a rappelé que, comme dans tout secteur, la gestion de ces entreprises nécessitait une évaluation régulière pour identifier d’éventuelles défaillances et améliorer les services. Toutefois, il a insisté sur le fait qu’une critique constructive était toujours préférable à une attaque injustifiée qui pourrait nuire à leur réputation et à leur fonctionnement.
Le ministre a aussi précisé qu'il était prêt à répondre à toute critique légitime en comparant les tarifs de Air Algérie avec ceux des autres compagnies aériennes internationales desservant l'Algérie. Il a conclu en rappelant que les responsables d’éventuelles erreurs de gestion seraient tenus responsables, et que des sanctions seraient prises en cas de manquements à leurs devoirs, y compris pour les ministres, le cas échéant.
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