L'Algérie confirme son rôle central sur la scène énergétique continentale, selon le rapport annuel sur l'état de l'énergie en Afrique 2026. Ce document dresse des perspectives de croissance solides pour le secteur gazier du pays. Les projections s'appuient sur une série de projets concrets et sur un climat d'investissement en nette amélioration.
Le dernier rapport annuel publié par la Chambre africaine de l’énergie prévoit que la production quotidienne de gaz de l'Algérie atteindra environ 10 milliards de pieds cubes (soit environ 283 millions de mètres cubes) d'ici à 2026. La production de pétrole, quant à elle, devrait se stabiliser autour d'un million de barils par jour. Ces prévisions reposent principalement sur la mise en service de nouveaux projets d'exploitation.
Parmi les développements majeurs cités figurent les projets « Tin Fouyé Tabankort Sud » et « In Amenas 2 », dont l'entrée en production est prévue pour 2026. Le document souligne également les initiatives visant à réduire l'empreinte carbone des opérations, telles que l'installation d'une centrale solaire sur le complexe de « Bir Rebaa Nord » (BRN), opéré par la compagnie italienne Eni. Ces mesures doivent contribuer à libérer des volumes supplémentaires de gaz commercialisable.
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Le paysage opérationnel actuel et le rôle de Sonatrach
L'Algérie est décrite comme un producteur majeur de pétrole et de gaz, disposant d'un potentiel de croissance significatif, notamment dans le domaine gazier. L'activité de production est actuellement concentrée sur les actifs terrestres du sud du pays. La société nationale Sonatrach en est l'opérateur principal, représentant environ 75 % de la production totale de liquides et plus de 80 % de la production totale de gaz.
L'année 2024 a été marquée par une activité d'exploration ciblée près des champs existants, avec l'enregistrement de 14 découvertes d'hydrocarbures. Les bassins de Hassi Messaoud et de Berkine ont été les zones les plus actives, avec Sonatrach et Eni comme principaux foreurs. La production totale du pays en 2024 a atteint environ 3,3 millions de barils équivalent pétrole par jour, le pétrole brut comptant pour environ 1,38 million de barils quotidiens.
L'amélioration du climat des investissements
Le rapport met en lumière les améliorations substantielles apportées au climat des investissements dans le secteur énergétique algérien. Il cite les réformes institutionnelles et législatives qui ont permis une meilleure évaluation des risques opérationnels et politiques, attirant ainsi de nouveaux investissements. Le succès de l'appel d'offres de 2024, qui a accordé les premières licences d'exploration depuis dix ans, est présenté comme un indicateur clé de l'ouverture du secteur.
Ces réformes soutiennent les objectifs de production à moyen terme du pays. L'Algérie vise à porter sa production annuelle de gaz à 200 milliards de mètres cubes dans les cinq prochaines années, dont la moitié serait destinée à l'exportation. Cette stratégie a pour but de soutenir la croissance économique et de financer les politiques de diversification industrielle nationale.
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Le leadership algérien et les perspectives africaines
Le rapport qualifie l'Algérie de « cœur battant » de la production gazière en Afrique. Il indique que l'Afrique du Nord, sous l'impulsion de l'Algérie, a contribué à environ 60 % de la production continentale d'hydrocarbures en 2025, une part qui devrait se maintenir jusqu'en 2030. À l'échelle du continent, la production totale d'hydrocarbures de l'Afrique est projetée à environ 11,4 millions de barils équivalent pétrole par jour en 2026.
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L’Algérie représentée par la société Sonatrach, est sur le point de signer un accord HISTORIQUE avec les compagnies Chevron et Exxon pour développer, pour la première fois de l’histoire de notre pays, des gisements de gaz de schiste ! pic.twitter.com/QR0mGFytsL
— Algeria Project (@Algeria3New) August 15, 2025
Le gaz devrait constituer 37 % de cette production. Le Nigeria et l'Algérie sont identifiés comme les deux principaux producteurs actuels. Les prévisions tablent sur une production africaine de 13,6 millions de barils équivalent pétrole par jour d'ici 2030. Le rapport conclut que les ressources de l'Algérie, sa stabilité de production et ses politiques réformatrices renforcent son rôle dans la sécurité énergétique aux échelles locale, régionale et mondiale, en consolidant sa position de partenaire fiable sur le marché international du gaz.
