Après les hydrocarbures, les États-Unis se tournent vers les mines algériennes

Les États-Unis ont manifesté leur intérêt pour l’investissement dans le secteur minier en Algérie, notamment dans les domaines des terres rares et des métaux critiques. Cet intérêt s’explique par l’évolution de la géopolitique des matières premières et par la diversification des sources d’approvisionnement recherchée par plusieurs pays industriels. L’Algérie, qui dispose de ressources minières variées, apparaît dans ce contexte comme un pays suivi de près par les groupes étrangers.

Cet intérêt a été confirmé lors d’une rencontre tenue lundi 22 décembre 2025 entre le PDG du groupe public Sonarem, Reda Belhadj, et la responsable du département commercial de l’ambassade des États-Unis en Algérie, Debra K. Martin. Selon les informations communiquées à cette occasion, des réunions en visioconférence sont programmées pour le mois de janvier 2026 afin de poursuivre les échanges et d’examiner des projets concrets de partenariat sur le marché algérien.

Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre, le groupe Sonarem a indiqué que les discussions avaient porté sur les perspectives de coopération, d’investissement et de partenariat dans le secteur minier. Les échanges ont concerné les activités d’exploration et d’exploitation, la valorisation des ressources minières ainsi que le développement de projets reposant sur l’utilisation de technologies innovantes.

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Le communiqué précise également que les discussions ont abordé la possibilité de renforcer la coopération tout au long des chaînes de valeur du secteur minier. Les domaines de la transformation des ressources, de la recherche, de l’échange d’expériences et de savoir-faire, ainsi que la formation ont été évoqués. Le PDG de Sonarem, Reda Belhadj, a insisté sur l’importance du développement d’une industrie de transformation sur le territoire national, conformément aux orientations de la réforme engagée ces dernières années dans le secteur minier.

Les ressources minières concernées par les recherches en cours

Parallèlement aux discussions avec les partenaires étrangers, les travaux de recherche et d’exploration minière se poursuivent sur le territoire national. L’Office de recherche géologique et minière mène actuellement des opérations portant sur 14 ressources minières réparties dans plusieurs wilayas du pays. Ces travaux s’inscrivent dans un programme national visant à mieux identifier et quantifier le potentiel minéral de l’Algérie.

Selon les données disponibles, ces recherches ont permis de confirmer l’existence de quantités significatives de plusieurs ressources, notamment le lithium, l’or, le soufre, le fer, le plomb, le zinc et le cuivre. Ces minerais sont utilisés dans différents secteurs industriels, allant des technologies de l’information aux infrastructures, en passant par l’énergie et la chimie.

Une présence économique américaine qui se diversifie

L'intérêt des entreprises américaines pour l'Algérie s'étend au-delà du secteur minier. Ces dernières années, plusieurs groupes pétroliers et gaziers, dont Chevron et ExxonMobil, ont intensifié leur présence dans le pays. Leur démarche vise à renforcer et élargir leur coopération avec la compagnie nationale Sonatrach, particulièrement dans l'évaluation et l'exploration offshore, tout en s'intéressant aux énergies nouvelles.

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De son côté, la société Occidental Petroleum (Oxy) a également signé des conventions pour évaluer le potentiel énergétique algérien. Cette présence accrue dans le domaine de l'énergie se double désormais d'un intérêt marqué pour les mines, illustrant une diversification des axes de coopération entre l'Algérie et les États-Unis.


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