Trois projets stratégiques dans le secteur des hydrocarbures en Algérie entreront en production en 2026. Portés par Sonatrach, ces développements visent à renforcer la capacité de production de gaz et de pétrole du pays, tout en accélérant la transition vers une gestion plus efficiente et plus durable des ressources.
La phase III du projet de boosting de Hassi R’mel constitue l’un des piliers majeurs de cette dynamique. Situé au cœur du principal gisement gazier du pays, ce projet vise, selon nos confrères de l'Algérie Aujourd'hui, à maintenir un niveau de production de 180 millions de m³ de gaz par jour, en augmentant le taux d’exploitation du gisement de 65 % à 96 %.
Bir Sbaâ : augmentation des capacités de production pétrolière
L’investissement engagé, évalué à 1,2 milliard de dollars, reflète l’importance stratégique de cette infrastructure pour la sécurité énergétique du pays et sa position sur les marchés d’exportation. Ce projet s’inscrit dans une série d’initiatives destinées à exploiter les découvertes récentes, notamment celle de 300 milliards de m³ de réserves à Hassi R’mel en 2022.
Économie Euro-dinar : nouvelle hausse sur le marché parallèle
Dans le sud-est algérien, la deuxième phase de développement du champ pétrolier de Bir Sbaâ, dans la wilaya de Touggourt, sera également opérationnelle en 2026. Elle permettra de porter la production à 80'000 barils par jour, avec le raccordement de 60 nouveaux puits au complexe de traitement. Cette extension comprend une unité récemment mise en service capable de traiter 80'000 barils de brut et 1 million de m³ de gaz associé par jour. Le projet permettra aussi la récupération complète du gaz torché, un objectif aligné avec les engagements de décarbonation du secteur.
Rhourde El Baguel : un nouveau complexe pour valoriser le gaz de pétrole associé
Enfin, à Rhourde El Baguel (wilaya de Ouargla), un complexe de traitement du gaz de pétrole associé sera mis en service. Doté d’une capacité de 10 millions de m³/jour, ce site produira quotidiennement environ 1000 tonnes de GPL, 300 tonnes de condensats et 8,7 millions de m³ de gaz sec. L’investissement est estimé à 400 millions de dollars, pour une infrastructure appelée à optimiser la valorisation des sous-produits du pétrole.
Ces projets s’accompagnent d’une ouverture plus marquée aux partenaires étrangers. L’agence Alnaft prépare un appel d’offres international (Bid round 2026), tandis que ExxonMobil et Chevron sont en discussion avec Sonatrach. L’Algérie espère ainsi consolider sa place sur l’échiquier énergétique mondial tout en renouvelant ses partenariats technologiques.
