Rapatriement des dépouilles d’Algériens : le consulat d’Algérie à Marseille publie une mise en garde

Le Consulat d’Algérie à Marseille a publié, ce jeudi 8 janvier 2026, une mise en garde à destination de ses ressortissants. Cet avertissement concerne spécifiquement les procédures de rapatriement vers l’Algérie des dépouilles de citoyens algériens décédés à l’étranger.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le Consulat Général d’Algérie à Marseille a annoncé qu’il rejettera systématiquement toute demande de rapatriement de corps présentée par la société « KAILYS FUNÉRAIRE ». Cette mesure, appliquée sans exception, concerne l’ensemble des ressortissants algériens décédés hors d’Algérie et relevant de sa circonscription, qui couvre notamment la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

L’institution consulaire précise qu’elle n’a aucun lien, ni direct ni indirect, avec cette société. Elle décline en conséquence toute responsabilité concernant les démarches que celle-ci pourrait entreprendre auprès des familles. Cette mise en garde vise à protéger les ressortissants contre d’éventuels dysfonctionnements ou pratiques non autorisées.

Société L’acteur algérien Sid Ahmed Agoumi est mort à 86 ans

Le recours obligatoire aux opérateurs agréés

Pour encadrer les procédures, le consulat a rappelé le circuit officiel à suivre. Les rapatriements doivent impérativement être gérés par les pompes funèbres figurant sur la liste des opérateurs habilités par ses services. Cette liste, régulièrement actualisée, est consultable directement auprès des services du consulat situé à Marseille.

Le communiqué appelle les ressortissants à la prudence et les encourage à solliciter directement l’administration consulaire pour toute question. Cette procédure vise à garantir la fiabilité et le respect des réglementations algériennes et françaises en matière de transport funéraire international.

La prise en charge étatique généralisée depuis 2023

Cette clarification intervient dans le sillage d’une évolution législative algérienne. L’article 72 de la loi de finances pour 2023 a élargi le droit à la prise en charge des frais de rapatriement. Désormais, tous les Algériens décédés à l’étranger, qu’ils soient résidents ou non, et y compris en situation administrative irrégulière, en bénéficient.

Cette disposition a modifié l’article 165 de la loi de finances complémentaire de 2021, qui restreignait cette aide aux seuls cas de nécessité économique avérée. Le ministère des Affaires étrangères a confirmé cette extension par un communiqué, soulignant la volonté de l’État d’assurer le retour de tous ses citoyens.

Société Air Algérie : ce qui va changer pour les pilotes avec la modernisation de sa flotte

Les frais couverts par la prise en charge officielle

Le ministère a également détaillé l’étendue de cette prise en charge financière. Celle-ci englobe l’intégralité des coûts logistiques et administratifs liés au retour du corps. Sont inclus les frais de transport terrestre vers l’aéroport dans le pays de décès, le vol vers l’Algérie, ainsi que les actes préalables obligatoires tels que la toilette mortuaire, la mise en bière et le règlement des taxes locales.

Les démarches doivent être initiées par la famille du défunt. Si celle-ci est dans l’impossibilité d’agir, les services consulaires algériens du territoire concerné se chargent des formalités. Ce dispositif complet vise à soulager les familles dans un moment difficile tout en sécurisant le processus administratif.


Vous aimez cet article ? Partagez !