La relance de l’usine automobile de Saïda, anciennement exploitée sous la marque Suzuki, progresse à travers des démarches institutionnelles et techniques. Une mission parlementaire s’est rendue sur le site afin d’évaluer la situation du complexe industriel et les perspectives de reprise de l’activité.
Une délégation de la commission des affaires économiques, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale (APN) a effectué, jeudi 22 janvier 2026, une mission d’information dans la wilaya de Saïda. Cette visite s’inscrivait dans le cadre du suivi de l’application des orientations du président de la République visant à lever les contraintes sur les projets d’investissement et à améliorer le climat des affaires.
La délégation a entamé sa tournée par l’usine automobile portant auparavant la marque japonaise Suzuki. Sur place, les membres de la commission ont constaté l’état actuel du complexe industriel et ont pris connaissance des données relatives à son exploitation passée et aux démarches engagées pour sa réactivation.
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Nationalisation du site et reprise par le groupe Madar
L’usine automobile de Saïda a été récupérée par l’État algérien après la nationalisation des biens de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, condamné dans des affaires de corruption. À la suite de cette procédure judiciaire, le complexe industriel a été transféré au groupe public Madar.
Selon les informations communiquées à la délégation parlementaire, le groupe Madar prépare la remise en exploitation du site en coordination avec les autorités concernées. Les responsables ont indiqué que des contacts sont en cours avec un partenaire international en vue d’assurer la reprise de l’activité industrielle et de maintenir l’efficacité des équipements existants.
Équipements, maintenance et organisation de la reprise
Lors de la visite, les parlementaires ont examiné les véhicules récupérés sur le site ainsi que les équipements et machines installés au sein du complexe. Les responsables ont présenté un état des lieux des installations, indiquant que certaines chaînes de production nécessitent des opérations de maintenance et de remise en conformité avant toute reprise effective.
Les autorités publiques, en collaboration avec le groupe Madar, travaillent à la structuration du projet de relance sur les plans technique, administratif et organisationnel. La relance de l’usine de Saïda intervient dans un contexte marqué par l’annonce de projets de production automobile locale en Algérie. Des constructeurs tels que Chery, Geely et Hyundai ont fait état de leur intention de lancer une production sur le marché algérien.
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