Accord aérien bilatéral dénoncé par l’Algérie : réaction des Émirats arabes unis

Les Émirats arabes unis ont réagi officiellement à la décision de l’Algérie de dénoncer la convention bilatérale sur les services aériens liant les deux pays depuis 2013. Cette annonce, rendue publique par les autorités algériennes début février 2026, a suscité une première prise de position du côté émirati.

La décision de l’Algérie de dénoncer la convention relative aux services aériens avec les Émirats arabes unis a été dévoilée samedi 7 février 2026 par l’Agence de presse officielle algérienne (APS). Selon cette source, Alger a engagé les procédures prévues par le texte de l’accord pour mettre fin à cette convention bilatérale.

La convention concernée a été signée à Abou Dhabi le 13 mai 2013, puis ratifiée par l’Algérie par décret présidentiel le 30 décembre 2014. Elle encadre les droits et obligations des compagnies aériennes des deux pays en matière de transport aérien civil.

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Première réaction officielle des Émirats arabes unis

La première réaction officielle des Émirats arabes unis est intervenue le lundi 8 février 2026, par le biais de l’Autorité générale de l’aviation civile (GCAA). Cette institution a indiqué que la dénonciation de la convention n’entraînera aucun impact « immédiat » sur les vols entre l’Algérie et les Émirats arabes unis.

Citée par le site CNN, la GCAA a précisé que les opérations aériennes se poursuivront normalement durant la période de préavis légal prévue par l’accord. L’autorité a également confirmé la poursuite de la coordination par les voies officielles avec les différentes entités concernées par le trafic aérien entre les deux pays.

Maintien des vols durant la période de préavis légal

Dans sa déclaration, la GCAA a indiqué que « la cessation de l’accord s’inscrit dans le cadre des mécanismes prévus par les accords internationaux » et qu’elle « n’a pas d’impact immédiat sur les opérations de trafic aérien ». L’accord reste donc en vigueur pendant toute la durée du préavis légal.

La même source a ajouté que les autorités émiraties traitent cette évolution « avec responsabilité et professionnalisme », conformément aux cadres juridiques et diplomatiques établis, tout en assurant la continuité des vols entre les deux pays durant cette période transitoire.

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Contenu de la convention et cadre juridique de la dénonciation

La convention sur les services aériens prévoit des droits spécifiques réciproques pour les compagnies aériennes algériennes et émiraties. Parmi ces droits figurent le survol du territoire de l’autre partie, l’autorisation d’escales, ainsi que des exonérations concernant les restrictions à l’importation, les droits de douane, taxes et impôts applicables aux aéronefs.

La dénonciation de l’accord est prévue par l’article 22 de la convention, qui stipule que celle-ci prend fin 12 mois après la réception officielle de la notification par l’autre partie contractante, sauf retrait de cette notification par consentement mutuel. En l’absence d’accusé de réception, la notification est réputée reçue 14 jours après sa transmission à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), à laquelle l’Algérie doit notifier sa décision par les voies diplomatiques.


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