Les Accords de 1968, signés entre la France et l’Algérie, ont longtemps régulé les relations migratoires entre les deux pays. Toutefois, la France a récemment exprimé à nouveau sa volonté de réviser ces accords. Cette menace s'inscrit dans un contexte politique et diplomatique tendu, notamment avec les récentes déclarations françaises sur la question de l'immigration et des conditions de séjour des Algériens en France.
Les Accords de 1968 ont été conçus à l’époque pour faciliter la mobilité des Algériens en France pour travail, la France ayant besoin de main d'œuvre qualifiée à bas prix. Les accords de 1968 accordaient des droits spécifiques, notamment dans les domaines de l’immigration, du travail et de l’éducation, dans un cadre bilatéral. À l'origine, cet accord offrait un régime particulier, permettant aux Algériens d’accéder plus facilement au marché du travail en France, d'obtenir des visas et de bénéficier de certaines facilités administratives.
Cependant, avec le temps, de nombreux avantages qui étaient initialement accordés ont disparu. L’accord a été modifié à plusieurs reprises depuis sa signature, en particulier après les révisions de 1985, 1994 et 2001. Les modifications apportées par la législation française ont progressivement dilué les privilèges des ressortissants algériens. Aujourd’hui, l'impact des Accords de 1968 sur les Algériens vivant en France est relativement limité, car ces derniers sont désormais soumis aux mêmes règles que les autres citoyens étrangers dans le pays, notamment en matière de travail, de résidence et d’éducation.
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La France envisage une nouvelle révision des Accords de 1968
Le gouvernement français a fait part de sa volonté de réexaminer ces accords, estimant qu’ils ne répondent plus aux exigences actuelles. Lors d’une interview avec le journal La Voix du Nord le 8 février 2026, Sébastien Lecornu, Premier ministre français, a indiqué que la révision des Accords de 1968 était nécessaire. Selon lui, cet accord accorde encore trop d’avantages aux Algériens, en particulier en matière de travail et de séjour en France, ce qui ne correspond plus aux priorités actuelles de la politique migratoire française.
Cette révision des accords, selon Lecornu, est envisagée dans le cadre d’une révision plus large de la politique migratoire de la France. Le ministre a précisé que des mesures concrètes seront prises dans les semaines à venir pour réajuster les relations migratoires avec l’Algérie. La France souhaite en effet adapter ces accords aux évolutions des contextes économique et politique actuels.
La révision des Accords de 1968, un processus complexe à venir
La menace de révision des Accords de 1968 représente une pression supplémentaire sur l’Algérie, mais les autorités algériennes ont fait savoir qu'elles n’accepteraient aucune révision unilatérale. Le gouvernement français, de son côté, cherche à mener à bien une révision des accords, en espérant que cela permettra de mieux répondre aux besoins actuels en matière de migration et de travail.
Cependant, tant que les discussions bilatérales entre la France et l’Algérie ne seront pas formellement engagées, le futur des Accords de 1968 demeure incertain. Si la révision se concrétise, elle pourrait entraîner de nouvelles conditions pour les Algériens en France, bien que les détails restent flous pour le moment.
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