L'Algérie pourrait revoir sa production de pétrole dans les mois à venir, à la suite des discussions internes au sein de l'OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés). Cette évolution pourrait concerner la répartition des quotas de production, dans un contexte où les prix du pétrole connaissent des hausses liées à la situation géopolitique au Moyen-Orient.
Huit pays membres de l’OPEP+ doivent se réunir pour discuter des ajustements de production prévus pour le mois d’avril. Parmi ces pays figurent l’Algérie, l’Arabie saoudite, la Russie, les Émirats arabes unis, le Kazakhstan, le Koweït, l’Irak et Oman. Cette réunion, qui aura lieu ce dimanche 1er mars, à 11h00 GMT, a pour objectif d’examiner les ajustements nécessaires des quotas de production à la lumière de la conjoncture actuelle.
Une augmentation modérée des quotas pour avril
Les discussions s’orientent autour d’une augmentation collective d’environ 137'000 barils par jour pour le mois d’avril. Cette hausse fait partie d’un processus déjà entamé, où plusieurs pays membres ont convenu de relever progressivement leur production de pétrole. En 2025, entre avril et décembre, les pays concernés par cet accord ont augmenté leur production de 2,9 millions de barils par jour, ce qui représente environ 3 % de la demande mondiale.
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Cependant, entre janvier et mars 2026, aucune nouvelle hausse n’a été décidée, en raison d'une demande plus faible durant cette période spécifique. Les réunions à venir permettront de déterminer si les conditions actuelles justifient une reprise de l'augmentation de la production. Si cette augmentation est validée, l’Algérie, comme les autres pays membres, verra sa part de production ajustée en fonction du quota fixé.
Un marché sous haute tension
Les récentes tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont eu un impact direct sur les prix du pétrole. Des frappes militaires menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ont provoqué une inquiétude croissante quant à la stabilité de l'approvisionnement en pétrole de cette région importante. Cela a entraîné une hausse des prix sur les marchés mondiaux, les investisseurs et les gouvernements anticipant d'éventuelles perturbations de l'offre.
Dans ce contexte, certains pays membres de l'OPEP+, dont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont déjà pris les devants en augmentant leurs exportations. Les Émirats arabes unis, par exemple, se préparent à augmenter les expéditions de leur brut phare, le Murban, dès le mois d'avril, afin de garantir la stabilité de l’approvisionnement sur le marché international.
Ces ajustements visent à pallier toute éventuelle perturbation et à répondre à la demande croissante sur le marché mondial. En cas de besoin, certains producteurs, comme l’Arabie saoudite et les Émirats, disposent de capacités supplémentaires qu'ils peuvent mobiliser rapidement pour maintenir l'équilibre.
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L’Algérie au sein de l’OPEP+
Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) depuis 1969, l’Algérie prend part aux décisions collectives relatives aux niveaux de production. Elle participe également à l’alliance élargie OPEP+, qui associe des pays producteurs non membres de l’OPEP, dont la Russie. La production nationale de pétrole est encadrée par le ministère de l’Énergie et des Mines.
Dans le cadre des accords en vigueur, l’Algérie applique les quotas définis collectivement par l’OPEP+. Les autorités indiquent que le pays est disposé à augmenter sa part de production de pétrole si une hausse est décidée lors des réunions de l’alliance. Toute évolution des volumes produits s’inscrit dans le respect strict des engagements adoptés par les pays membres.
La prochaine réunion doit préciser les ajustements applicables à partir du mois d’avril. Si une augmentation est validée, l’Algérie mettra en œuvre la part qui lui sera attribuée conformément aux décisions prises par l’OPEP+. Ces orientations influencent directement l’offre mondiale de pétrole et sont suivies par les acteurs du marché.
