La guerre contre l'Iran et les tensions au Moyen-Orient provoquent des perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie. Les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) provenant de certains pays du Golfe sont affectées, ce qui entraîne une hausse des prix et une volatilité accrue. Dans ce contexte, l’Algérie pourrait chercher à augmenter ses livraisons pour répondre à la demande.
L’escalade militaire entre Israël et les États-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre a provoqué des tensions sur les marchés de l’énergie. Les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) provenant de plusieurs pays du Golfe ont été affectées, entraînant une hausse des prix mondiaux à leur plus haut niveau depuis près de trois ans.
Selon les analyses de la plateforme spécialisée Attaqa, les attaques visant certaines installations énergétiques dans la région ont perturbé les flux d’approvisionnement. Les infrastructures de Ras Laffan et Mesaieed, au Qatar, ont été temporairement touchées, ce qui a provoqué un arrêt partiel des expéditions de GNL. Cette situation pousse plusieurs pays exportateurs à rechercher des opportunités pour renforcer leur présence sur le marché international.
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L’Algérie cherche à augmenter sa production
Dans ce contexte, l’Algérie tente d’accroître sa production de gaz naturel liquéfié afin de profiter de la hausse des prix et de la diminution de l’offre provenant de certains pays du Golfe. La compagnie nationale Sonatrach travaille à exploiter ses installations au maximum de leurs capacités afin de proposer davantage de cargaisons sur le marché spot.
L’objectif consiste à augmenter les volumes exportés durant les prochaines semaines. Les cargaisons pourraient être dirigées vers l’Europe, mais aussi vers certains marchés asiatiques. Les routes maritimes utilisées par l’Algérie ne passent pas par le détroit d’Ormuz, zone sensible dans la situation actuelle, ce qui permet d’expédier le GNL vers les marchés méditerranéens ou vers l’Asie via le canal de Suez ou le cap de Bonne-Espérance.
Les exportations algériennes en recul en 2025
L’Algérie dispose d’une capacité d’exportation de GNL estimée à environ 25,3 millions de tonnes par an, grâce à plusieurs complexes de liquéfaction situés notamment à Arzew et Skikda. Toutefois, les exportations ont enregistré une baisse ces dernières années.
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En 2025, les exportations algériennes de GNL ont atteint 9,54 millions de tonnes, contre 11,62 millions de tonnes en 2024 et 13,45 millions de tonnes en 2023, soit le niveau le plus élevé de la dernière décennie. Cette baisse représente une diminution d’environ 18 %, soit près de 2,08 millions de tonnes sur un an.
Malgré cette baisse, plusieurs pays restent des clients réguliers du gaz algérien. En 2025, la Turquie a importé 3,14 millions de tonnes, suivie de la France avec 2,31 millions de tonnes, de l’Italie avec 1,62 million de tonnes, de l’Espagne avec 1,44 million de tonnes et du Royaume-Uni avec 0,64 million de tonnes.
