L'Algérie fixe de nouvelles normes sécuritaires pour ses aéroports internationaux

L'Algérie a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son secteur aérien en introduisant des normes de sécurité renforcées pour ses aéroports internationaux. Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a signé, jeudi 5 mars 2026, un décret exécutif (n° 26-107) visant à fixer de nouvelles conditions pour la certification des aérodromes à usage international. Ce décret, publié au Journal officiel, marque un tournant dans l'effort du gouvernement pour développer le transport aérien et garantir la sécurité des passagers et des infrastructures.

Cette réforme intervient alors que l’Algérie poursuit un vaste programme de modernisation de ses infrastructures aéroportuaires. Selon nos confrères de L'Algérie Aujourd'hui, le décret impose de nouvelles obligations aux aéroports civils à usage international, en particulier concernant la sécurité et la conformité des installations.

L'Algérie prône des inspections régulières

Parmi les mesures phares, le décret souligne la nécessité de réaliser des inspections régulières pour garantir que les aéroports respectent les spécifications techniques. Ces inspections, qui peuvent être visuelles ou à l'aide d'instruments, doivent être systématiques, notamment après des travaux d’aménagement ou l’extension des pistes.

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L'un des points importants de cette réforme est l’obligation pour les aéroports de se conformer à des exigences strictes concernant la sécurité des pistes. Le décret impose la mise en place d’aides au pilotage adaptées et un contrôle rigoureux de l'environnement immédiat des pistes. L’objectif est d’assurer que les aérodromes respectent les normes de sécurité les plus élevées, en éliminant tout obstacle potentiel qui pourrait mettre en danger la navigation aérienne.

L'ANAC accord le certificat de sécurité des aéroports après inspection

Le certificat de sécurité des aéroports, qui est désormais valable pour une période de cinq ans, ne sera accordé qu’après inspection par les inspecteurs qualifiés de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC). Ce certificat pourra être renouvelé ou amendé en fonction des changements dans l'exploitation des aéroports ou des modifications apportées à leur infrastructure.

En outre, le décret introduit des mesures de suspension temporaire du certificat si les conditions de sécurité ne sont plus respectées. Cela permettra aux autorités de réagir rapidement en cas de négligence ou de non-conformité. Les aéroports qui restent fermés ou inactifs pendant plus de 12 mois perdront automatiquement leur certification, une mesure visant à garantir que les infrastructures restent en bon état de fonctionnement.

En mettant en place ces nouvelles normes, l'Algérie confirme sa volonté de renforcer la sécurité de ses aéroports et de contribuer à l'amélioration de son réseau de transport aérien à l’échelle internationale.

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