Un nouvel épisode de la guerre contre l'Iran a marqué, samedi 28 février 2026, un tournant inquiétant pour l'économie mondiale, notamment sur le plan pétrolier. Alors que les frappes militaires contre l'Iran menées le tandem États-Unis-Israël se multiplient et succèdent les tirs iraniens contre le territoire israélien et les bases militaires US dans le Golfe, les conséquences économiques deviennent de plus en plus lourdes, notamment sur le marché du pétrole.
La situation semble se diriger vers un choc pétrolier, menaçant de bouleverser les équilibres économiques mondiaux, notamment en Europe. D'ailleurs, dès les premières ripostes iraniennes, les effets sur le marché pétrolier ont été immédiats. L'Iran a ciblé les infrastructures américaines dans la région, notamment les champs pétroliers, les ambassades et les bases militaires.
L'intensification des hostilités entraîne des perturbations pétrolières
Cette intensification des hostilités a entraîné une série de perturbations majeures dans les exportations de pétrole. Le détroit d'Ormuz, crucial pour le transit de 20% du pétrole mondial, a été fermé, ce qui a paralysé l'approvisionnement en hydrocarbures de plusieurs pays producteurs comme l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis, forcés de ralentir ou d'arrêter leur production.
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En plus de ces fermetures, quatre tankers ont été attaqués, dont un coulé, ce qui a accentué les tensions dans le Golfe Persique. En conséquence, plusieurs producteurs ont suspendu leurs activités, notamment le Qatar, qui a cessé sa production de gaz. L'Iran, quant à lui, est accusé d'avoir ciblé un champ pétrolier américain en Irak, soulignant la gravité de la situation. À ces perturbations s'ajoutent les sanctions économiques imposées à la Russie, qui n'arrivent même pas à compenser les pertes. Par ailleurs, la Chine a pris une mesure radicale en interdisant l'exportation de ses hydrocarbures, contribuant à l'instabilité du marché mondial.
Les prix du pétrole dépassent les 92 dollars le baril
Les conséquences économiques sont déjà palpables. Le prix du pétrole a enregistré une hausse spectaculaire d'environ 30 en seulement sept jours, atteignant 92,99 dollars le baril. Le gaz a suivi cette tendance, avec une augmentation de plus de 5, %. En Europe, la hausse des prix des carburants, notamment en France, reflète cette crise. À la pompe, le prix de l'essence a grimpé de 10 centimes, tandis que celui du gasoil a bondi de 26 centimes.
La prolongation de ce conflit pourrait aggraver la situation. L’Europe, déjà fragile après la rupture des approvisionnements en gaz russe et l'explosion des gazoducs Nordstream, se trouve face à une crise énergétique supplémentaire. Les secteurs industriels, comme l'Allemagne, subissent les premières conséquences de l'augmentation des prix, et la situation pourrait encore s'aggraver si le conflit se prolonge.
Le monde se dirige-t-il vers un choc pétrolier ? Les indices actuels suggèrent que ce n'est qu'une question de temps avant que l'économie mondiale ne ressente pleinement cette pression croissante. En attendant la réouverture des marchés lundi, il est probable que le pétrole atteigne les 100 dollars le baril très prochainement, vu le manque de volonté d'une désescalade dans cette guerre contre l'Iran.
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