Les importations de gaz par l’Union européenne connaissent une hausse notable au début de l’année 2026. Cette évolution résulte principalement de l’augmentation des flux provenant de la Norvège et de l’Algérie. Les données récentes montrent des variations significatives selon les pays et les points d’entrée.
Selon les dernières données de l’Unité de recherches sur l’énergie basée à Washington, les importations de gaz par gazoduc vers l’UE ont augmenté de 3,6 % en février 2026 par rapport à la même période en 2025. Ce mois, les flux ont atteint 11,6 milliards de m³, contre 11,2 milliards de m³ en février 2025.
Toutefois, par rapport à janvier 2026, les importations ont baissé d’environ 5 %, passant de 12,3 milliards de m³ à 11,6 milliards de m³. Malgré cette baisse mensuelle, les niveaux restent légèrement inférieurs à ceux de février 2023 (-0,4 milliard m³) et de février 2024 (-0,8 milliard m³).
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Répartition des fournisseurs : Norvège et Algérie en tête
Au cours des deux premiers mois de 2026, l’UE a importé 24 milliards de m³ de gaz par gazoduc, contre 23,1 milliards pour la même période en 2025, soit une hausse annuelle de 3 %. La Norvège représente 58 % de ces importations, tandis que l’Algérie fournit 22 %.
Pendant que le monde cherche du gaz, l'Algérie en livre.
Les exportations algériennes de GNL ont explosé de +74% sur les deux premières semaines de mars & la France seule absorbe 34% du volume, soit plus d'un tiers de ce que l'Algérie exporte en ce moment.
L'Algérie ne subit…
— Algeria Project (@Algeria3New) March 24, 2026
Le rapport du Forum des pays exportateurs de gaz souligne que la Norvège a renforcé ses flux vers la France (+45 %), la Pologne (+27 %) et la Belgique (+4 %), tandis que les flux vers l’Allemagne ont légèrement baissé (-2 %) et ceux vers les Pays-Bas ont chuté de 39 %. Quant à l’Algérie, les flux vers l’Espagne ont diminué de 0,2 % et vers l’Italie de 1 %.
Points d’entrée et flux régionaux
L’Allemagne reste le plus grand point d’entrée pour le gaz européen avec 5,4 milliards de m³, soit 23 % des flux régionaux. En revanche, les Pays-Bas enregistrent les plus faibles volumes malgré le passage d’un des principaux gazoducs norvégiens.
Les autres fournisseurs incluent la Russie, avec une hausse de 5 % via le gazoduc TurkStream, l’Azerbaïdjan (+6 %) et la Libye, dont les flux vers l’Italie ont diminué de 8 %. Les flux entre le Royaume-Uni et le continent européen ont connu une baisse de 156 %, avec un net import de 0,3 milliard m³ de l’UE vers le Royaume-Uni pour les deux premiers mois de 2026.
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Préparations et stocks européens face aux incertitudes
La guerre en Iran a poussé la Commission européenne à anticiper le stockage du gaz pour l’hiver. Malgré la réduction de la dépendance au gaz russe depuis 2022, l’UE reste partiellement exposée aux risques liés au gaz naturel liquéfié (GNL).
Selon Dan Jorgensen, commissaire européen à l’Énergie et au Logement, le démarrage anticipé du stockage permet une meilleure adaptation aux conditions du marché et réduit les pressions sur les prix. L’UE encourage également les États membres à ajuster les niveaux de stockage de 90 % à 80 % pour sécuriser l’approvisionnement.
