Hyundai, Volkswagen, KIA et Suzuki : Tebboune fixe les conditions

La relance des usines automobiles fermées en Algérie passe désormais par un ensemble de conditions définies par le président Abdelmadjid Tebboune. L’objectif est de changer le mode de fonctionnement du secteur en mettant l’accent sur la production réelle, la création d’emplois et l’implication du tissu industriel local.

Selon Echorouk, ces mesures concernent plusieurs unités industrielles qui avaient été utilisées auparavant pour l’assemblage de véhicules de marques comme Hyundai, Volkswagen, Kia ou encore Suzuki. Ces usines, récupérées dans le cadre d’affaires liées à la corruption, font aujourd’hui l’objet d’une nouvelle approche portée par les pouvoirs publics.

Selon le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, ces unités ne disposaient pas des éléments essentiels pour une véritable activité industrielle. Elles se limitaient aux infrastructures et aux équipements, sans les marques commerciales nécessaires à la production. Dans la pratique, il s’agissait surtout de chaînes de montage simples, sans transfert de technologie ni développement de compétences locales.

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Une nouvelle approche basée sur des partenariats

Face à ce constat, les autorités ont décidé d’orienter la relance du secteur vers des partenariats avec des constructeurs internationaux. L’idée est d’attirer des entreprises prêtes à investir directement en Algérie, avec des projets de production conformes aux standards industriels actuels.

Yahia Bachir a précisé que des entreprises détentrices de marques automobiles ont déjà effectué des visites sur le terrain. Ces déplacements ont permis d’évaluer l’état des installations et leur capacité à être remises en service. Les premières conclusions montrent que plusieurs sites nécessitent des travaux de réhabilitation et des ajustements techniques avant toute reprise d’activité.

Ces évaluations ne se limitent pas aux équipements. Elles prennent aussi en compte l’organisation des unités, les capacités logistiques et les conditions nécessaires pour assurer une production continue. L’objectif est de disposer d’usines opérationnelles capables de fonctionner dans un cadre industriel structuré.

Une place pour les PME et l’intégration locale

Un autre point central concerne l’implication des petites et moyennes entreprises. Les autorités souhaitent intégrer progressivement ces acteurs dans la chaîne de production, notamment à travers la sous-traitance. Cette orientation vise à renforcer le tissu industriel local et à réduire la dépendance aux importations.

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Le ministre de l’Industrie a indiqué que le taux d’intégration locale sera augmenté de manière progressive, selon un calendrier défini. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du décret exécutif 22-384 du 17 novembre 2022, qui encadre les conditions de production dans le secteur automobile.

Dans ce contexte, les nouvelles exigences portent aussi sur la création d’emplois. La relance des usines doit permettre de générer des postes directs au sein des unités industrielles, mais aussi des emplois indirects à travers les activités liées à la sous-traitance, la logistique et les services.

Une reprise progressive en 2026

L’année 2026 marque une phase de transition pour l’industrie automobile en Algérie. Après plusieurs années marquées par une activité limitée au montage de véhicules importés, le secteur amorce une réorganisation basée sur des critères industriels plus stricts.

Le ministre Yahia Bachir a signalé une évolution récente de la production nationale, notamment au niveau de l’usine exploitée par le groupe Stellantis. Cette progression reste liée à l’adoption de nouveaux modes de production et à l’arrivée de partenaires industriels.

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Par ailleurs, plusieurs constructeurs, dont Hyundai, Opel et Stellantis, ont engagé des démarches pour développer leurs activités en Algérie. Ces projets incluent des étapes de fabrication plus avancées, avec une intégration progressive de composants produits localement.

L’ensemble de ces éléments s’inscrit dans les orientations fixées par Abdelmadjid Tebboune. Les conditions posées visent à encadrer la relance du secteur, à organiser l’activité industrielle et à intégrer progressivement les acteurs locaux dans la chaîne de production.


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