Dans un contexte mondial de tension sur les marchés énergétiques, l’Algérie et l’Italie renforcent de plus en plus leur coopération dans le secteur énergétique, avec un accent particulier sur l’offshore et le gaz non-conventionnel. Alors que l’Europe cherche de nouvelles sources d’approvisionnement en gaz naturel, l’Italie se positionne en acteur crucial pour garantir sa sécurité énergétique, et l’Algérie, riche de ses ressources, devient un partenaire stratégique incontournable.
Lors de sa visite à Alger, effectuée mercredi 26 mars 2026, la Présidente du Conseil des ministres italienne, Giorgia Meloni, a réaffirmé l’engagement de son pays à renforcer ses relations énergétiques avec son voisin du sud, notamment par le biais du groupe pétrolier Eni. L’objectif est de diversifier les sources de gaz, en se concentrant sur de nouveaux projets d’exploitation dans le secteur du gaz de schiste et de l’offshore, des ressources qui pourraient jouer un rôle majeur dans la transition énergétique future.
L'Italie en passe d'approfondir sa coopération avec l'Algérie
Ce rapprochement intervient alors que l’Italie, comme d’autres pays européens, cherche à réduire sa dépendance à l’égard de la Russie, surtout après la crise géopolitique déclenchée par la guerre en Ukraine en février 2022.
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L’Algérie, deuxième fournisseur de gaz naturel de l’Union européenne, après la Norvège, dispose de vastes réserves de gaz de schiste et de gisements offshore inexploités. Ces ressources sont désormais dans le viseur de l’Italie, qui voit en elles un moyen de sécuriser ses approvisionnements tout en s’assurant une part importante des nouvelles opportunités économiques que ces projets peuvent offrir. Giorgia Meloni a annoncé lors d'une conférence de presse avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune que l’Italie entendait approfondir sa coopération avec la Sonatrach, la compagnie pétrolière nationale algérienne, en multipliant les investissements dans l’offshore et les projets de gaz de schiste.
Le gaz non-conventionnel, bien qu’encore peu développé à grande échelle, représente une avenue stratégique pour l’Algérie. Son exploitation permettrait au pays de diversifier ses exportations et d’atténuer la dépendance aux gaz conventionnels. D’autre part, l’exploration offshore offrirait à l’Italie la possibilité de sécuriser des volumes significatifs de gaz pour répondre à la demande croissante des consommateurs européens, tout en renforçant les infrastructures nécessaires pour le transport du gaz vers l’Europe.
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Cette coopération renforcée a d'ores et déjà porté ses fruits avec une hausse significative des exportations algériennes vers l’Italie, soutenue par la mise en service de projets communs. Le gazoduc Transmed, qui relie l’Algérie à l’Italie, est un axe clé de cette stratégie, et les deux pays s’efforcent d’augmenter sa capacité pour répondre aux besoins énergétiques futurs.
En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que l’Italie, en partenariat avec l’Algérie, se positionne comme un acteur central de la transition énergétique en Europe. Le renforcement de leur coopération dans le domaine de l’offshore et du gaz de schiste pourrait transformer l’Algérie en un fournisseur énergétique encore plus crucial pour l’Italie et, par extension, pour toute l’Union européenne.
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