L’Algérie va accueillir, à partir de ce dimanche 29 mars 2026, à Alger un atelier consacré aux investigations liées au blanchiment d’argent, encadré par des experts américains, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de renforcer leur dispositif de contrôle financier et judiciaire.
Selon les informations relayées par la presse algérienne, cette rencontre de formation s’inscrit dans un effort de professionnalisation des acteurs engagés dans la lutte contre les flux financiers illicites. L’objectif est de consolider les méthodes d’enquête, d’améliorer l’exploitation des signalements et de mieux coordonner les services concernés.
La tenue d’un tel atelier à Alger illustre une priorité désormais bien installée : faire monter en compétence les administrations et les structures chargées de détecter les circuits suspects, d’identifier les bénéficiaires réels et de suivre les mouvements de fonds liés à la criminalité économique. Le recours à des experts US montre aussi que le dossier est traité sous un angle technique, avec un accent mis sur les standards internationaux et sur les pratiques d’investigation financière.
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Une séquence liée à la sortie de la liste grise du GAFI
Cette initiative intervient alors que l’Algérie cherche à sortir de la liste grise du Groupe d’action financière, le GAFI, organisation intergouvernementale créée en 1989 pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. L’inscription sur cette liste place les pays concernés sous surveillance renforcée et les pousse à accélérer leurs réformes en matière de conformité, de contrôle et de répression.
Alger multiplie donc les actions pour montrer ses avancées : adaptation du cadre réglementaire, renforcement de la coopération entre institutions, formation des magistrats et enquêteurs, amélioration des mécanismes de déclaration et de traitement des opérations suspectes. Dans cette logique, l’atelier organisé dans la capitale s’inscrit dans une séquence plus large, tournée vers la mise à niveau des outils nationaux.
Une coopération technique à forte portée institutionnelle
Au-delà de la formation elle-même, ce type d’événement envoie un signal politique et institutionnel. Il met en avant la volonté de l’Algérie de s’aligner sur les exigences attendues en matière de transparence financière et d’efficacité judiciaire. Pour les autorités, la sortie de la liste grise passe autant par les textes que par la capacité des services à produire des résultats concrets.
L’enjeu touche aussi à l’image du pays auprès des partenaires financiers et économiques. En renforçant son dispositif de lutte contre le blanchiment, l’Algérie cherche à consolider la crédibilité de sa place financière, à sécuriser davantage les transactions et à démontrer que la réponse publique gagne en cohérence sur un sujet devenu central.
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