L'Algérie et l'Arabie Saoudite augmentent les prix du gaz à des niveaux record

En avril 2026, deux des principaux exportateurs de gaz de la région ont annoncé des révisions tarifaires sur leurs contrats de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Sonatrach, la compagnie nationale des hydrocarbures algérienne, et Saudi Aramco, la compagnie pétrolière publique saoudienne, ont toutes deux relevé leurs prix de vente.

Les hausses enregistrées varient entre 38 % et 80 % par rapport aux tarifs du mois de mars 2026, ce qui constitue l'une des variations les plus prononcées observées sur ce segment en l'espace d'un mois. Ces ajustements portent sur les nouveaux contrats à terme et concernent les cargaisons destinées à l'exportation. Aucune des deux compagnies n'a publié à ce stade de communication officielle détaillant les modalités exactes ni les perspectives tarifaires pour les mois à venir.

Des hausses qui touchent directement les marchés européens

Les marchés européens figurent parmi les premiers concernés par ces révisions. L'Europe importe une part croissante de son gaz depuis l'Algérie, ce qui rend les décisions tarifaires de Sonatrach directement perceptibles pour les acheteurs européens engagés dans des contrats d'approvisionnement actifs.

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Du côté saoudien, Saudi Aramco a relevé le prix du propane pour le mois d'avril 2026. Les données disponibles sur les contrats à terme confirment cette hausse sans en préciser le montant exact en dollars par tonne.

Les opérateurs du fret maritime et de la distribution devront intégrer ces nouveaux niveaux de prix dans leurs coûts d'exploitation. Le transport et la logistique liés à l'acheminement du gaz subissent mécaniquement l'effet de ces révisions tarifaires, ce qui se répercute sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.

Le gaz algérien exporté via Sonatrach est destiné aussi bien à un usage industriel que domestique sur les marchés d'importation. Les deux segments sont concernés par ces nouveaux tarifs.

Une demande en hausse et fluctuations du brut

Plusieurs facteurs expliquent ces révisions. La demande mondiale de gaz a augmenté au cours des dernières semaines, ce qui pèse sur les équilibres entre l'offre et la demande. Par ailleurs, les fluctuations des prix du pétrole brut influencent directement la valorisation des produits dérivés comme le GPL, dont le propane et le butane.

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Ces deux éléments combinés ont conduit Sonatrach et Saudi Aramco à revoir leurs grilles tarifaires pour les nouvelles cargaisons d'avril 2026. Il ne s'agit pas d'une révision rétroactive des contrats existants, mais d'une application sur les nouveaux engagements commerciaux.

Des analystes du secteur de l'énergie estiment que la simultanéité des hausses entre les deux producteurs traduit une volonté de préserver la valeur marchande de leurs ressources gazières face à une concurrence internationale accrue. Aucune coordination formelle entre Sonatrach et Saudi Aramco n'a cependant été confirmée par les deux entités.

Nouvelles recettes pour Sonatrach

Pour Sonatrach, ces nouvelles recettes issues des exportations de gaz sont susceptibles d'alimenter le budget alloué aux projets d'exploration et de développement en cours sur le territoire algérien. Aucun projet spécifique ni aucun montant précis n'a été communiqué à ce sujet dans les sources disponibles.

L'Algérie et l'Arabie Saoudite occupent toutes deux une position centrale dans l'approvisionnement en gaz de nombreux marchés, en particulier en Europe et en Asie. Les décisions tarifaires de Sonatrach et de Saudi Aramco ont un impact mesurable sur les conditions d'achat des importateurs, qu'ils soient liés par des contrats spot ou des accords de long terme.

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Les hausses annoncées pour avril 2026 s'inscrivent dans un mouvement plus large de réévaluation des prix du gaz à l'échelle mondiale, sans qu'il soit possible, sur la base des données actuellement disponibles, d'anticiper leur durée ni leur ampleur pour les prochains mois.


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