La question d’une éventuelle augmentation de la participation de Sonatrach dans Naturgy circule actuellement en Espagne. Elle apparaît dans un contexte où le capital de l’entreprise énergétique évolue et où les échanges autour du gaz prennent une place importante dans les relations entre pays.
Ces derniers mois, plusieurs mouvements ont été observés dans l’actionnariat de Naturgy. Le fonds Global Infrastructure Partners, filiale de BlackRock, a engagé une sortie progressive de l’entreprise. Une partie de ses parts, estimée à environ 7,1 %, a été reprise par CriteriaCaixa.
CriteriaCaixa est une holding d’investissement espagnole. elle est contrôlée par la Fondation Bancaria Caixa et reste liée à CaixaBank, une banque dont près de 20% du capital est détenu par l’État espagnol. Cette organisation crée une chaîne de participation qui relie indirectement les pouvoirs publics à Naturgy.
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Dans le même temps, le groupe émirati Taqa s’était positionné pour acquérir une partie de ces actions. Cette option n’a finalement pas été retenue. D’après les informations publiées par le média Espiral21, d’autres pistes sont aujourd’hui examinées, dont celle d’un rôle plus important pour Sonatrach. À ce jour, Sonatrach possède environ 4 % du capital de Naturgy. L’idée d’un renforcement de cette participation reste à l’état d’hypothèse, sans annonce officielle.
Une présence de Sonatrach lors d’une réunion d’actionnaires
Un élément a retenu l’attention dans ce contexte. Noureddine Daoudi, président-directeur général de Sonatrach, a pris part à une réunion d’actionnaires de Naturgy. Sa présence a été mentionnée dans un communiqué de l’entreprise.
Le texte indique que Francisco Reynés, président exécutif et directeur général de Naturgy, « a remercié la présence des représentants des actionnaires importants Criteria, CVC, IFM et Corporación Alba et surtout Noureddine Daoudi ». Cette citation a été reprise telle quelle dans plusieurs médias.
Ce type de participation n’est pas inhabituel pour un actionnaire, mais la formulation utilisée et le contexte général ont suscité des interrogations sur une possible évolution de la place de Sonatrach dans l’entreprise.
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Des discussions autour des livraisons de gaz
Les échanges entre l’Espagne et l’Algérie se concentrent en grande partie sur les volumes de gaz. Lors d’un déplacement en Algérie, José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération du Royaume d’Espagne, a évoqué une augmentation des livraisons.
Selon la presse espagnole, la demande porte sur une hausse de 10 % des volumes annuels, soit environ un milliard de mètres cubes supplémentaires. Ces discussions s’inscrivent dans une relation énergétique déjà bien établie entre les deux pays.
L’Algérie fournit environ 40 % du gaz consommé en Espagne. Une part importante de ce gaz transite par le gazoduc Medgaz, qui relie directement les deux pays. Sonatrach en détient 51 %, ce qui lui donne un rôle central dans cette infrastructure.
Les échanges ne se limitent pas au gaz. D’autres sujets ont été abordés, comme l’hydrogène et le solaire. Les informations disponibles ne précisent pas les modalités de ces projets ni leur calendrier.
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Un contexte international sous tension
Le marché de l’énergie reste marqué par plusieurs perturbations. Des incidents signalés sur le complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, ont contribué à des variations de prix sur les marchés internationaux. Dans ce contexte, les pays européens suivent de près leurs sources d’approvisionnement. L’Espagne, comme d’autres, ajuste ses relations avec ses partenaires énergétiques.
La possibilité d’une augmentation de la participation de Sonatrach dans Naturgy s’inscrit dans cet environnement. À ce stade, aucune décision n’a été annoncée et aucun calendrier précis n’a été communiqué.
