L’Algérie fait son entrée dans le classement mondial des plus grandes mines de plomb et de zinc grâce au projet de Tala Hamza – Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa. Les données publiées début avril 2026 placent ce site parmi les dix plus importants au monde en termes de production attendue. Cette position repose sur des réserves importantes et un calendrier de mise en exploitation récemment lancé.
Le classement mondial des plus grandes mines de plomb et de zinc repose sur les volumes de production annuelle estimés. Selon les données publiées samedi 5 avril 2026 par la plateforme spécialisée dans l’énergie Attaqa, la première place revient à la mine Rampura Agucha, en Inde, avec une production estimée à 677 000 tonnes par an. Cette mine est exploitée par la société Vedanta Resources et figure parmi les principales sources mondiales de zinc.
La deuxième position est occupée par la mine Red Dog située en Alaska, aux États-Unis, avec une production annuelle estimée à 529 000 tonnes. Elle est exploitée par la société Teck Resources. La troisième place revient à la mine Century en Australie, avec 515 000 tonnes, bien que ce site ait été fermé en 2015. La mine Mount Isa, également en Australie, se classe quatrième avec une production de 390 000 tonnes, suivie par la mine Antamina au Pérou avec 235 000 tonnes. La mine McArthur River, située en Australie, atteint 202 000 tonnes par an.
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La mine de Tala Hamza en Algérie classée septième mondial
Le projet de Tala Hamza – Oued Amizour se positionne à la septième place mondiale, avec une production estimée à 170 000 tonnes par an. Ce niveau de production le place au même niveau que certaines mines européennes. Le classement inclut également la mine Tara en Irlande, qui affichait une production similaire avant sa fermeture en 2017.
🚨 Ce qu'il faut savoir sur la plus grande mine de zinc d’Algérie 🇩🇿 ! 🚨
👉 Le projet de la mine de zinc de Tala Hamza, situé dans la région de Bejaïa en Kabylie, représente l'un des projets miniers les plus importants en Algérie. pic.twitter.com/ZxOS0Tjd9L— FBKZ 👉🇩🇿🇪🇭🇵🇸👈 (@FbkzS12) December 5, 2025
Les données indiquent que la mine algérienne repose sur des réserves estimées à 54 millions de tonnes, dont 34 millions de tonnes exploitables. La composition du gisement comprend environ 78 % de zinc et 22 % de plomb. La superficie du projet est estimée à 23,4 hectares, ce qui contribue à son intégration dans le groupe des plus grandes mines mondiales.
Un projet lancé en mars 2026 à Béjaïa
Le lancement officiel du projet a eu lieu le 17 mars 2026 dans la wilaya de Béjaïa. L’exploitation du site s’inscrit dans une politique nationale visant à développer le secteur minier. Le projet est réalisé dans le cadre d’un partenariat entre le groupe public Sonarem et la société australienne Terramin Australia.
La répartition du capital prévoit 51 % pour la partie algérienne et 49 % pour le partenaire australien. Le montant global des investissements est estimé à 471 millions de dollars, dont 400 millions de dollars pour la phase initiale. Les projections indiquent des revenus annuels pouvant atteindre 60 millions de dollars une fois la production stabilisée.
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Une demande mondiale liée aux industries énergétiques
La croissance de la demande mondiale en zinc et en plomb s’explique par leur utilisation dans plusieurs secteurs industriels. Le zinc est utilisé à hauteur de 60 % dans la galvanisation de l’acier afin de limiter la corrosion. Il intervient aussi dans la fabrication des panneaux solaires, des éoliennes et des systèmes de stockage d’électricité.
Les estimations indiquent qu’un projet solaire de 100 mégawatts nécessite environ 230 tonnes de zinc. Les éoliennes offshore nécessitent environ 40 tonnes pour 100 mégawatts. Les projections évoquent une hausse de la demande liée aux batteries de stockage, avec un volume pouvant dépasser 130 000 tonnes par an d’ici 2030. Selon les données disponibles, plus de 377 mines de zinc sont actuellement en exploitation dans le monde, ce qui souligne l’importance de ces ressources dans les chaînes industrielles internationales.
