Le HelloSafe Prosperity Index propose un classement de 53 pays africains en fonction de plusieurs indicateurs économiques et sociaux. L’étude prend en compte le PIB par habitant, le revenu national brut par habitant, l’indice de développement humain établi par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le coefficient de Gini, le taux de pauvreté et le taux d’épargne nationale brute. Dans ce classement, l’Algérie se situe parmi les trois premiers pays du continent.
Le HelloSafe Prosperity Index repose sur une approche combinée. Chaque pays est évalué à partir de données économiques et sociales afin de donner une vision plus large que les seuls indicateurs de richesse classique.
Le PIB par habitant représente 30 % de la note finale. Le revenu national brut par habitant compte pour 20 %. L’indice de développement humain, qui intègre l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le revenu moyen, est également pondéré à 20 %. Le coefficient de Gini, utilisé pour mesurer les inégalités de revenus, représente 15 % de l’indice. Enfin, le taux de pauvreté et le taux d’épargne complètent le calcul avec respectivement 10 % et 5 %.
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Les données utilisées proviennent principalement de la Banque mondiale et du PNUD. Lorsque certaines informations sont incomplètes, des sources nationales sont utilisées pour compléter l’analyse.
L’Algérie dans le trio de tête africain
Selon les résultats du HelloSafe Prosperity Index 2024, l’Algérie obtient un score de 40,36 points. Ce résultat la place en troisième position du classement africain, derrière l’Île Maurice et les Seychelles.
Le classement des trois premiers pays est le suivant :
- Île Maurice : 41,05 points
- Seychelles : 40,77 points
- Algérie : 40,36 points
L’écart entre ces trois pays reste relativement faible. Ils se situent tous dans une zone de performance similaire, avec des niveaux de revenus et des indicateurs sociaux proches à l’échelle du continent africain.
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En Afrique du Nord, l’Algérie se positionne devant plusieurs pays voisins. Le Maroc atteint 30,02 points, la Tunisie 32,25 points, l’Égypte 33,24 points et la Libye 33,84 points. Ces scores traduisent des différences dans la structure économique, le niveau de revenu par habitant et certains indicateurs sociaux comme l’accès aux services essentiels.
Position de l’Algérie dans le contexte africain élargi
Au-delà de l’Afrique du Nord, le classement montre des écarts importants entre les régions du continent. Plusieurs pays d’Afrique subsaharienne obtiennent des scores plus faibles, souvent liés à un niveau de revenu plus bas ou à des taux de pauvreté plus élevés.
Dans le reste du classement, certains pays atteignent des scores intermédiaires. Le Botswana affiche 27,35 points, la Mauritanie 25,45 points, le Ghana 23,48 points et le Nigeria 22,93 points. Le Kenya se situe également dans cette tranche avec 21,41 points.
Plus bas dans le classement, plusieurs pays enregistrent des scores inférieurs à 15 points. La République démocratique du Congo obtient 13,33 points, Madagascar 13,09 points, le Burundi 13,44 points et la République centrafricaine 11,35 points. Le Mozambique ferme la liste avec 10,88 points.
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Lecture des écarts entre les pays
Les différences observées dans le classement s’expliquent par les écarts entre les niveaux de revenu, les structures économiques et les indicateurs sociaux. Les pays situés en tête disposent généralement d’un PIB par habitant plus élevé et d’un indice de développement humain supérieur.
Dans le cas de l’Algérie, le score reflète un niveau intermédiaire à élevé dans plusieurs composantes de l’indice. Les données utilisées intègrent à la fois les performances économiques et les conditions de vie mesurées par des indicateurs internationaux standardisés.
Les pays situés en bas du classement présentent des niveaux plus faibles sur plusieurs de ces critères, notamment en matière de pauvreté et d’accès aux services de base.
