Algérie : le retour de British Petroleum relance l'exploration pétrolière et gazière

L’exploration pétrolière et gazière en Algérie connaît une nouvelle dynamique avec le retour de la compagnie britannique British Petroleum (BP). L’octroi d’un nouveau permis d’exploration marque une étape dans la politique énergétique du pays. Cette décision s’inscrit dans une série d’initiatives visant à relancer les activités de recherche dans des zones encore peu exploitées.

L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) a accordé à la compagnie British Petroleum un nouveau permis d’exploration dans le bassin de l’Est, situé dans le sud de l’Algérie.

Ce permis autorise l’entreprise britannique à mener des travaux exploratoires préliminaires. Ces opérations incluent des études géologiques, des analyses techniques et des campagnes de collecte de données destinées à évaluer le potentiel en hydrocarbures de la zone concernée. Les activités prévues ne comprennent pas, à ce stade, des opérations de forage ou de production, qui nécessitent des autorisations distinctes lors des phases suivantes.

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Le bassin de l’Est figure parmi les zones identifiées par les autorités algériennes comme présentant des perspectives d’exploration. Selon la plateforme spécialisée Attaqa, les travaux menés par British Petroleum visent à améliorer la compréhension de la structure géologique et à identifier d’éventuelles réserves exploitables.

Une stratégie nationale pour relancer l’exploration énergétique

Le retour de British Petroleum intervient dans le cadre d’une stratégie nationale visant à renforcer les activités de recherche dans le secteur des hydrocarbures. L’Algérie dispose d’un domaine minier estimé à plus de 1,7 million de kilomètres carrés, dont une partie reste encore insuffisamment explorée.

Les autorités algériennes ont engagé plusieurs réformes pour attirer les investissements étrangers. La loi sur les hydrocarbures adoptée en 2019 introduit des mesures fiscales et contractuelles destinées à faciliter l’entrée de compagnies internationales. Cette réforme vise à encourager l’exploration dans des zones à fort potentiel.

Le nouveau code de l’investissement adopté en 2022 renforce également ce dispositif. Ce texte prévoit des garanties pour les investisseurs, notamment en matière de stabilité réglementaire. Ces mesures sont conçues pour favoriser les projets à long terme dans le secteur pétrolier et gazier.

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Le retour progressif des grandes compagnies internationales en Algérie

La reprise des activités de British Petroleum reflète un regain d’intérêt des compagnies énergétiques internationales pour le marché algérien. Ces derniers mois, plusieurs entreprises ont manifesté leur volonté de développer de nouveaux projets dans le pays.

La compagnie américaine Chevron a engagé des discussions avec les autorités algériennes pour l’exploration dans les bassins d’Ahnet et de Berkine. Parallèlement, ExxonMobil a exprimé son intérêt pour de nouvelles opportunités d’exploration, notamment dans des zones encore peu étudiées.

Au cours des deux dernières années, plusieurs dirigeants de groupes énergétiques ont effectué des visites en Algérie. Ces déplacements ont permis d’examiner des projets de coopération avec la compagnie nationale Sonatrach, notamment dans les domaines nécessitant des technologies avancées, comme l’exploration dans des zones géologiquement complexes.

De nouvelles licences pour renforcer les réserves

Le permis accordé à British Petroleum intervient alors que l’Algérie prépare une nouvelle campagne d’appels d’offres, organisée selon la procédure internationale dite Bid Round. Cette opération prévoit la mise à disposition de sept zones d’exploration pour les compagnies internationales.

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La précédente campagne, conclue en juillet 2025, a abouti à la signature de cinq contrats avec huit compagnies internationales. Parmi les entreprises retenues figurent TotalEnergies, Eni et QatarEnergy, ainsi que plusieurs groupes européens et asiatiques.

Les investissements minimums annoncés lors de cette campagne atteignent 936 millions de dollars. Ce montant comprend 533 millions de dollars pour l’exploration et 403 millions de dollars pour les phases de développement. Les estimations associées aux zones attribuées font état de 330 milliards de mètres cubes de gaz naturel, 349 milliards de mètres cubes de gaz associé et plus de 560 millions de barils de pétrole.


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