La guerre déclenchée dans la nuit du 27 au 28 février 2026 par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz qu'elle a engendrée ont provoqué un choc sur les marchés mondiaux de pétrole, poussant les regards vers l’Afrique.
Dans ce contexte, l’Algérie figure parmi les cinq principaux exportateurs africains, malgré une capacité limitée à tirer pleinement parti de la situation. Parmi les cinq principaux pays exportateurs qui ont pleinement profité de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.
Un bouleversement du marché mondial du pétrole
Le conflit a perturbé une part majeure des flux énergétiques mondiaux. Le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique, concentre près de 20 % du commerce mondial de pétrole. Sa fermeture partielle a entraîné une chute brutale des exportations du Golfe.
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Face à cette situation, les acheteurs internationaux ont cherché des alternatives rapides. Les producteurs africains ont alors été identifiés comme des fournisseurs potentiels capables de compenser une partie du déficit.
L’Algérie maintient sa place dans le classement africain
Selon les données disponibles pour mars 2026 et relayées par le site spécialisé Attaqa, l’Algérie occupe la quatrième place des exportateurs africains de pétrole brut transporté par voie maritime, avec environ 0,37 million de barils par jour.
Le classement est dominé par la Libye (1,20 million b/j), suivie du Nigeria (1,18 million b/j) et de l’Angola (1,17 million b/j). La République du Congo complète le Top 5 derrière l’Algérie.
Cette position confirme le rôle du pays comme acteur stable du marché énergétique africain, malgré une baisse de ses exportations sur un mois et sur un an.
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📌 ليبيا تتصدر السباق النفطي بأفريقيا… والجزائر ضمن القائمة لكن بفجوة كبيرة عن القمة.. نتابع بالأرقام 👇#أفريقيا #ليبيا #نيجيريا #الجزائر #النفط #أبحاث_الطاقة pic.twitter.com/6MUsETMkMS
— الطاقة (@Attaqa2) April 15, 2026
Une opportunité partiellement exploitée
La crise liée à l’Iran aurait pu permettre aux producteurs africains d’augmenter fortement leurs exportations. Dans les faits, seuls quelques pays, comme l’Angola, ont enregistré une progression significative.
L’Algérie, comme d’autres grands producteurs, n’a pas été en mesure d’accroître rapidement ses volumes. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment l’absence de capacités excédentaires immédiatement mobilisables.
Les infrastructures existantes et les niveaux de production proches de leur maximum limitent la possibilité de répondre à une hausse soudaine de la demande mondiale.
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Des contraintes structurelles persistantes
Au-delà de l’Algérie, une tendance plus large se dessine en Afrique. Plusieurs pays producteurs de pétrole font face à des contraintes liées aux investissements, à la sécurité ou à la maturité des champs pétroliers.
Certains États sont aussi liés par des accords financiers qui imposent la vente d’une partie de leur production à des conditions fixées à l’avance, réduisant leur exposition aux prix du marché.
Dans ce contexte, la présence de l’Algérie dans le Top 5 reflète davantage la stabilité de sa production que sa capacité à profiter pleinement des tensions géopolitiques.
