Le système d’entrée/sortie (EES) est en service depuis avril 2026 à toutes les frontières extérieures de l’espace Schengen. Il remplace le tampon classique apposé sur les passeports par une collecte systématique de l’image faciale et de quatre empreintes digitales. Les informations personnelles figurant sur le document de voyage sont également enregistrées. Cette nouvelle procédure affecte directement les voyageurs algériens qui demandent un visa pour entrer dans l’Union européenne.
Le système EES a pour mission de suivre électroniquement les entrées et sorties dans l’espace Schengen. Il permet aux autorités d’identifier les dépassements de séjour, de contrôler les mouvements irréguliers et de détecter la fraude documentaire. Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et aux Migrations, explique que "le système d’entrée/sortie pleinement opérationnel constitue une étape majeure dans la modernisation et le renforcement de la sécurité des frontières extérieures de l’Europe. En suivant numériquement qui entre et sort de l’espace Schengen, nous sommes bien équipés pour identifier les personnes en situation de dépassement de séjour, prévenir les mouvements irréguliers et lutter contre la fraude documentaire et à l’identité".
Pour les voyageurs qui passent pour la première fois par le système, l’enregistrement des données biométriques prend plus de temps qu’un simple scan de passeport. Selon la Garde frontalière, cette procédure peut durer jusqu’à quatre minutes. Des tests réalisés par ACI Europe mentionnent plus de deux minutes pour le premier enregistrement, tandis que la Commission européenne avance une moyenne de 70 secondes, qui varie selon le flux de passagers.
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Impact pour les voyageurs algériens
L’Algérie compte prés d'un demi millions de demandes de visas pour l’espace Schengen. Pour ces voyageurs, l’EES impose la fourniture obligatoire de l’image faciale et des empreintes digitales. Sans ces informations, l’accès à l’espace Schengen est refusé. Les données collectées sont conservées selon le règlement (UE) 2017/2226.
Pour les personnes qui respectent la durée de leur séjour, les informations sont gardées trois ans et un jour après la dernière sortie. Pour celles dépassant la durée autorisée, elles sont conservées cinq ans à compter de la fin du séjour. Le système crée également une liste automatique des personnes ayant dépassé la durée de séjour, consultable par les agents aux frontières, les autorités d’immigration et les services consulaires.
L’EES est connecté au Système d’Information sur les Visas (VIS) et au futur European Travel Information and Authorization System (ETIAS). Cette interconnexion permet de vérifier l’identité des voyageurs avant l’entrée et de détecter les tentatives de fraude ou d’usurpation d’identité. La Direction Générale Migration et Affaires Intérieures précise que depuis le lancement progressif du système, sur 52 millions d’entrées et sorties enregistrées, 27 000 refus d’entrée ont été prononcés, dont plus de 700 cas liés à des risques pour la sécurité.
Les voyageurs algériens peuvent exercer certains droits sur leurs données. Ils ont la possibilité de demander l’accès, la rectification ou l’effacement des informations auprès du responsable de traitement du pays visité. En cas de litige impliquant des agences européennes comme eu-LISA ou Europol, le Contrôleur Européen de la Protection des Données (CEPD) peut être saisi.
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Organisation des flux et ajustements nécessaires
L’arrivée de l’EES modifie l’organisation des flux à l’aéroport et aux points d’entrée. Les voyageurs doivent prévoir un temps supplémentaire pour l’enregistrement biométrique. Les services consulaires algériens et européens doivent s’assurer que toutes les informations sont correctement transmises pour éviter tout refus d’entrée ou inscription par erreur sur la liste des dépassements de séjour.
Pour les citoyens algériens, le système change la manière dont les visas sont délivrés et la surveillance des séjours est effectuée. Il oblige les voyageurs à fournir toutes les données nécessaires et à respecter les durées de séjour. La mise en place de l’EES impacte également les entreprises et les échanges commerciaux en introduisant de nouvelles contraintes logistiques pour les déplacements entre l’Algérie et l’Europe.
En somme, l’EES transforme le processus d’entrée et de sortie de l’espace Schengen. Les voyageurs algériens doivent s’adapter à ces nouvelles exigences, respecter les règles de collecte biométrique et prendre en compte les délais supplémentaires aux frontières. Le système centralise et sécurise les données des visiteurs, tout en permettant aux autorités de contrôler plus efficacement les séjours dans l’espace Schengen.
