Les performances économiques de l’Algérie en 2025 présentent plusieurs indicateurs positifs, tandis que les flux d’investissements étrangers suivent une trajectoire différente. Les données publiées par des institutions internationales permettent de situer le pays dans le classement africain des destinations d’investissements directs étrangers. Les écarts avec d’autres économies du continent restent marqués.
Au premier semestre 2025, l’économie algérienne a enregistré une progression de 4,1 %, selon le rapport d’automne 2025 de la Banque mondiale. Les projections indiquent une croissance annuelle attendue de 3,8 %, soutenue par une hausse de 5,4 % des secteurs hors hydrocarbures.
Sur la même période, l’inflation a reculé à 1,7 % sur neuf mois. Cette évolution est associée à la baisse des prix alimentaires et à la stabilité du taux de change. Ces indicateurs placent l’économie algérienne dans une trajectoire de croissance régulière, selon la même source.
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Le rapport de la Banque mondiale mentionne également des caractéristiques structurelles de l’économie, notamment une forte dépendance aux hydrocarbures, malgré la progression d’autres secteurs productifs.
Classement des investissements directs étrangers en Afrique
Les investissements directs étrangers vers l’Algérie ont atteint 1,43 milliard de dollars en 2024, soit une hausse de 18 % par rapport à 2023. Ce niveau place le pays au seizième rang africain, rapporte Maghreb Emergent. Le Maroc a enregistré 1,63 milliard de dollars sur la même période, tandis que la Tunisie a attiré 936 millions de dollars.
L'Égypte se distingue par un niveau d'IDE nettement supérieur, avec 46,57 milliards de dollars en 2024. Cette performance est liée à plusieurs grands projets d'investissement, dont celui de Ras El-Hekma, financé par un fonds souverain d'Abu Dhabi. L'Algérie reste toutefois la troisième économie du continent en termes de PIB, derrière l'Égypte et le Nigeria.
Facteurs structurels et analyse économique
L’économiste Abdelrahmi Bessaha, auteur du rapport « Vision Algérie 2050 », évoque des éléments structurels pour expliquer la position du pays dans les classements d’investissements. Il cite notamment une allocation du capital jugée inefficace, des incitations limitées au secteur privé et des rigidités réglementaires.
Avec plus de 90 % de ses recettes d’exportation tirées du pétrole et du gaz, l’#Algérie se transforme pour diversifier son économie et attirer les investissements étrangers.
Les réformes soutenues par la @BanqueMondiale portent déjà leurs fruits : https://t.co/EEiZUhYZYt
— World Bank MENAAP (@WorldBankMENA) August 30, 2025
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Selon ses estimations, l’économie informelle représenterait environ 86 milliards de dollars, soit près de 30 % du produit intérieur brut. Ce segment est présenté comme un facteur influençant l’environnement des affaires et les décisions d’investissements étrangers. Les flux réels d’IDE en 2025 sont estimés à environ 1,5 milliard de dollars, selon des données partielles de la Banque d’Algérie.
Dynamiques sectorielles et répartition des investissements
Les investissements étrangers en Algérie restent concentrés dans les secteurs des hydrocarbures et de l’énergie. Les apports dans l’industrie et l’agroalimentaire demeurent limités, selon les données sectorielles disponibles. La Chine occupe une part importante des projets annoncés, représentant environ un tiers des initiatives recensées.
Parmi les projets identifiés figure une installation solaire de 220 MW à Biskra, portée par le groupe Astronergy. L’Europe, qui représentait historiquement une part significative des investissements, affiche un recul relatif. Ce changement s’inscrit dans une réorganisation plus large des flux de capitaux internationaux vers l’Afrique du Nord.
Selon l’Agence algérienne de promotion des investissements, 89 projets ont été enregistrés au premier semestre 2025. Ces projets n’ont pas fait l’objet d’une ventilation publique détaillée. En septembre 2025, un dispositif de simplification administrative a été annoncé, sans impact mesurable immédiat sur les engagements d’investissements étrangers.
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