Les besoins de recrutement en France évoluent en 2026, selon une enquête publiée par France Travail. Plusieurs secteurs concentrent une part importante des intentions d’embauche, malgré une baisse globale des projets par rapport à l’année précédente. Les données détaillent les filières concernées, les volumes de recrutements prévus ainsi que les difficultés rencontrées par les employeurs pour pourvoir certains postes.
France Travail indique que 2,3 millions d’intentions de recrutement sont recensées pour l’année 2026. Ce volume représente une baisse de 6,5 % par rapport à 2025, selon l’enquête annuelle sur les besoins de main-d’œuvre publiée ce mardi 21 avril 2026.
L’organisme précise que le recul observé est moins marqué que celui de l’année précédente. Il souligne également que les tensions sur le marché de l’emploi persistent dans plusieurs secteurs, avec des difficultés de recrutement variables selon les métiers.
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Santé, social et services à la personne en tête
Le secteur de la santé, du social et des services à la personne concentre 322 000 projets de recrutement en 2026. Selon France Travail, 54 % des postes sont jugés difficiles à pourvoir par les employeurs.
Les besoins concernent notamment les infirmiers, les aides-soignants et les auxiliaires de vie. L’organisme évoque un volume de 500 000 postes à pourvoir d’ici 2030 dans ce secteur, en lien avec le vieillissement de la population et l’évolution des besoins sociaux.
Hôtellerie-restauration et commerce en forte demande
L’hôtellerie-restauration enregistre 319 000 projets de recrutement en 2026. Une partie de ces emplois concerne des contrats saisonniers, notamment dans le cadre de la saison estivale. Les métiers de cuisinier, serveur et personnel d’accueil figurent parmi les plus recherchés.
Le commerce et la distribution comptabilisent 264 000 intentions d’embauche. Le taux de difficulté de recrutement atteint 36 % dans ce secteur. Les postes de vendeurs, caissiers, chefs de rayon et responsables de magasin sont particulièrement concernés par ces besoins.
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Industrie et agriculture face aux tensions de recrutement
L’industrie prévoit 211 000 recrutements en 2026, avec un taux de difficulté estimé à 48 %. Les secteurs de la métallurgie, de l’aéronautique et de l’agroalimentaire figurent parmi les principaux employeurs.
France Travail indique également que 200 000 postes par an devront être pourvus à l’horizon 2035 dans l’industrie. Les besoins portent sur plusieurs métiers techniques et de production.
L’agriculture affiche de son côté 193 000 projets de recrutement. L’organisme signale qu’un exploitant agricole sur deux partira à la retraite d’ici 2030. Les métiers d’ouvriers agricoles et de techniciens restent parmi les plus recherchés dans ce secteur.
Métiers en tension dans le BTP et le numérique
Le bâtiment et les travaux publics enregistrent un taux de difficulté de recrutement de 65 % pour environ 140 000 projets. Les tensions concernent plusieurs métiers du gros œuvre et du second œuvre.
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Le secteur du numérique recense 84 227 projets de recrutement, avec un taux de tension de 49,5 %. Les besoins concernent principalement les métiers liés au développement informatique et à la gestion des systèmes d’information.
France Travail identifie par ailleurs 30 métiers en tension, dont 11 considérés comme prioritaires, représentant une part importante des recrutements prévus en 2026.
