Le marché automobile en Algérie évolue avec l’arrivée de plusieurs projets industriels portés par des constructeurs internationaux. La marque italienne Fiat est déjà active dans le pays, tandis que d’autres marques avancent progressivement vers une production locale ou une reprise d’activité industrielle.
Les constructeurs Hyundai et Chery ont déjà obtenu des autorisations préliminaires pour lancer des projets de fabrication automobile en Algérie. Ces autorisations ne signifient pas encore le début de production, mais elles valident une première étape du processus réglementaire.
Les deux groupes doivent encore finaliser plusieurs points liés à l’installation industrielle. Cela inclut la construction des usines, l’accès au foncier industriel et la mise en conformité avec les exigences locales. Les projets avancent donc par étapes, en fonction des validations administratives et techniques.
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Les autorités algériennes encadrent ces investissements dans le cadre du développement de la production automobile locale et de la structuration de la filière industrielle. L’objectif affiché est d’organiser un écosystème de fabrication sur le territoire, avec des sites capables de produire et d’assembler des véhicules sur place.
Suzuki de retour à Saïda
La marque Suzuki est associée à un projet de retour industriel en Algérie à travers un ancien site situé dans la wilaya de Saïda. Cette usine avait déjà servi à l’assemblage de véhicules avant d’être concernée par une procédure judiciaire. Le site a ensuite été récupéré par les autorités publiques et transféré au groupe public Madar. L’objectif actuel est de remettre en service cette infrastructure industrielle dans un cadre légal et organisationnel clarifié.
Le ministre de l’Industrie, Yahya Bachir, a indiqué dans une réponse adressée au Parlement le 27 novembre 2025 que l’usine avait fait l’objet d’une confiscation judiciaire. Il a précisé que le groupe Madar travaillait sur les démarches administratives et réglementaires nécessaires pour relancer l’activité du site.
Cette reprise concerne principalement la réhabilitation d’un outil industriel existant. Les étapes en cours portent sur la régularisation des procédures et la préparation du site pour une future activité de production.
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Opel prépare une installation industrielle en Algérie
Le constructeur Opel a annoncé un projet d’implantation industrielle en Algérie. Selon son directeur exécutif, Florian Huettl, il s’agirait de la première unité de production de la marque en dehors de l’Europe.
Dans une publication sur LinkedIn, Florian Huettl explique que l’Algérie fait partie des zones suivies par Opel depuis environ deux ans. Il évoque également des échanges avec Samir Cherfan, directeur des opérations pour le Moyen-Orient et l’Afrique et membre du comité exécutif du groupe.
Les discussions portent sur la mise en place d’un site de production et l’intégration de modèles Opel dans le système industriel local. Le projet vise à organiser une production adaptée au marché algérien, avec une logique d’assemblage et d’intégration progressive. Le responsable de la marque précise que l’objectif est de maintenir les standards techniques d’Opel tout en développant une production sur place.
Le secteur automobile renait
La présence de Fiat sur le marché algérien s’inscrit dans un contexte où plusieurs constructeurs développent des projets industriels. Hyundai, Chery, Suzuki et Opel interviennent à différents niveaux, selon l’état d’avancement de leurs démarches.
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Certains projets reposent sur des autorisations récentes, d’autres sur la réhabilitation d’usines existantes ou sur la création de nouvelles unités de production. Chaque constructeur suit un calendrier propre, en fonction des validations administratives et des infrastructures disponibles.
