Le président de la République française Emmanuel Macron s’est exprimé sur les relations entre la France et l’Algérie lors d’un déplacement dans l’Ariège, le 27 avril 2026. Ses déclarations ont été faites devant des professionnels de santé, dans un échange d’abord centré sur le fonctionnement des hôpitaux et le rôle des médecins étrangers en France.
Au cours de cette rencontre, Emmanuel Macron a abordé la situation des praticiens à diplôme hors Union européenne, appelés Padhue. Ces médecins travaillent dans de nombreux hôpitaux français, souvent dans des services en tension où le manque de personnel est important.
Le président a critiqué le fonctionnement du système de reconnaissance de leurs compétences. Il a déclaré : « Les 'Padhue', c’est encore le bordel ». Il a ajouté : « C’est un truc qui me rend dingue! Ils font de la médecine et le jour où il faut les titulariser, faut repasser un concours! On a un système qui marche sur la tête! C’est le truc qui me rend dingue, c’est la folie du système français ».
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Ces médecins doivent en effet passer des épreuves de vérification des connaissances, puis suivre un parcours de consolidation des compétences avant de pouvoir obtenir une autorisation officielle d’exercer en France délivrée par l’Ordre national des médecins.
Selon les chiffres publiés en 2024 par l’Ordre national des médecins, une large part des Padhue provient de plusieurs pays, dont l’Algérie en première position avec 36,8 %, suivie de la Tunisie, de la Syrie et du Maroc. Leur présence est particulièrement visible dans les hôpitaux publics, notamment dans les zones où les postes médicaux sont difficiles à pourvoir.
Macron traite les anti-Algérie de "mabouls"https://t.co/1WX32SY52w
— l'Algérie aujourdhui (@AlgAujourdhui) April 27, 2026
Des propos directs sur l’Algérie et le débat politique
C’est au cours du même échange que la question des relations entre la France et l’Algérie a été évoquée. Interpellé sur ce sujet, Emmanuel Macron a répondu : « allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie ». Cette phrase intervient dans un contexte où la relation entre Paris et Alger fait régulièrement l’objet de discussions politiques en France, avec des visions très différentes selon les responsables.
Plusieurs figures politiques ont déjà pris position sur ce sujet. Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et membre des Républicains, a défendu une ligne plus ferme, estimant que la France devait adopter une posture plus dure dans ses échanges avec Alger.
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Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a également évoqué la question en 2025 en dénonçant certaines tensions diplomatiques et en appelant à une approche plus stricte dans la gestion des relations bilatérales.
À l’inverse, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a défendu une approche différente. Dans une interview accordée au Parisien, il a déclaré : « ceux qui font croire aux Français que le bras de fer et la méthode brutale sont la seule solution, la seule issue, se trompent ».
Un sujet qui revient dans le débat public
Les relations entre la France et l’Algérie restent un sujet fréquent dans le débat politique. Elles concernent plusieurs domaines comme la coopération sécuritaire, les échanges migratoires ou encore les liens historiques entre les deux pays.
Les déclarations d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans ce contexte, où les positions politiques restent divisées sur la manière d’aborder les relations diplomatiques avec Alger. Cependant, le gouvernement français ne semble pas aller dans le sens d'une action concrète visant à rétablir les relations entre les deux pays.
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