En Algérie, la demande sur l’euro explose sur le marché informel

En Algérie, la demande pour l’euro et le dollar continue d’augmenter, en particulier en dehors des circuits bancaires classiques. Cette tendance s’observe au quotidien, que ce soit chez les particuliers ou les opérateurs économiques, et elle s’explique par plusieurs mécanismes liés à l’organisation du marché des changes et aux besoins concrets en devises.

Le système officiel encadré par la Banque d’Algérie prévoit un accès limité aux devises étrangères. Les particuliers peuvent obtenir une allocation en euro pour les voyages, mais les montants restent encadrés et ne couvrent pas toujours toutes les dépenses. Cette limite concerne aussi bien les touristes que les étudiants ou les personnes ayant des engagements financiers à l’étranger.

Du côté des entreprises, les démarches pour obtenir des devises nécessaires aux importations sont bien définies, mais elles impliquent des formalités administratives et des délais. Dans certains cas, ces contraintes compliquent la gestion des opérations commerciales, notamment lorsque les délais de paiement sont courts.

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Face à ces limites, une partie des besoins se reporte naturellement vers des circuits alternatifs, où l’euro est plus facilement accessible, même si c'est à un prix exorbitant.

Un marché parallèle très actif

Le marché parallèle des devises s’est installé comme une solution pratique pour de nombreux acteurs. Il fonctionne selon une logique simple : les prix évoluent en fonction de l’offre et de la demande. Lorsque la demande augmente, le taux de l’euro suit la même direction.

Ce marché attire aussi bien les particuliers que les professionnels. Il permet d’obtenir rapidement des devises, sans passer par les procédures du système bancaire. En contrepartie, les taux pratiqués sont plus élevés que ceux du marché officiel.

L’écart entre les deux taux n’est pas fixe. Il varie selon les périodes, notamment lors des saisons de voyage ou des moments où les besoins en devises sont plus importants.

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L’euro, une devise privilégiée

Dans les échanges quotidiens, l’euro reste la devise la plus recherchée. Cette préférence s’explique en grande partie par les relations économiques entre l’Algérie et les pays européens. Une grande partie des importations des particuliers est réglée en euro, ce qui en fait une monnaie largement utilisée.

Les particuliers s’orientent également vers l’euro pour préparer des déplacements ou pour conserver une partie de leur épargne. Cette habitude s’est installée progressivement, en réponse aux contraintes du marché local. Le dollar est aussi demandé, mais il reste moins utilisé dans les transactions courantes.

Le poids des importations

L’économie algérienne repose en partie sur des produits importés, qu’il s’agisse de biens de consommation ou d’équipements. Ces achats nécessitent des paiements en devises, principalement en euro.

Les importateurs doivent donc s’assurer d’un accès régulier à ces monnaies. Lorsque les circuits officiels ne suffisent pas, ils complètent leurs besoins sur le marché parallèle.

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Les entrées de devises dans le pays proviennent en grande partie des exportations d’hydrocarbures. Comme ces revenus dépendent des prix internationaux, leur niveau peut varier, ce qui influence la disponibilité des devises dans le système financier.


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