Le Japon se tourne vers l’Algérie et triple ses importations de naphta

Le Japon prévoit de tripler ses importations de naphta en provenance d’Algérie à partir du mois de mai 2026. Cette évolution concerne un produit semi-raffiné utilisé dans plusieurs secteurs industriels, notamment la pétrochimie, la fabrication de plastiques et certains carburants.

Cette annonce intervient dans un contexte de perturbation des approvisionnements énergétiques internationaux. Le Japon dépend du Moyen-Orient pour une grande partie de ses importations en hydrocarbures. Les données disponibles indiquent une dépendance proche de 95 % pour cette région.

Dans ce cadre, le Japon ajuste ses sources d’approvisionnement. L’Algérie figure parmi les pays retenus pour compenser les perturbations observées sur les circuits traditionnels.

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La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a communiqué sur cette évolution. « Les importations de naphta en provenance de régions hors du Moyen-Orient, comme les États-Unis, l’Algérie et le Pérou, tripleront d’ici mai par rapport aux niveaux d’avant le conflit au Moyen-Orient », a-t-elle indiqué.

Le Japon adapte ses importations

La décision du Japon intervient après la fermeture par l'Iran du détroit d’Ormuz depuis la fin du mois de février 2026. Ce passage maritime constitue un axe essentiel pour le transport du pétrole et des produits dérivés en provenance du Golfe.

Cette situation a conduit à une reconfiguration des flux énergétiques. Les pays importateurs ont cherché des alternatives pour sécuriser leurs approvisionnements. Le Japon fait partie des États concernés par cette réorganisation.

Dans ce contexte, les autorités japonaises ont mobilisé leurs réserves stratégiques. Les données disponibles indiquent que le Japon a débloqué l’équivalent de 15 jours de consommation issus des réserves pétrolières privées. À cela s’ajoute l’équivalent d’un mois de consommation provenant des réserves pétrolières étatiques.

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Ces mesures s’inscrivent dans une phase de transition, en attendant la mise en place de nouvelles chaînes d’approvisionnement. L’augmentation des importations depuis l’Algérie, ainsi que depuis d’autres pays situés hors du Moyen-Orient, répond à cet objectif.

Le naphta algérien dans les échanges avec le Japon

Le naphta constitue un produit utilisé dans plusieurs industries. Il sert de matière première dans la production de plastiques, dans certaines opérations liées aux carburants et dans des procédés chimiques.

L’Algérie exporte ce produit vers différents marchés. Les volumes sont estimés à près d’un million de tonnes par an. Cette capacité positionne le pays parmi les exportateurs présents sur le marché arabe.

L’entreprise Sonatrach, entreprise nationale des hydrocarbures en Algérie, assure la production et l’exportation de ces ressources. Elle développe également de nouveaux projets pour renforcer ses capacités.

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Un projet situé à Arzew prévoit une capacité de production de 738'000 tonnes de naphta. Ce projet vise à augmenter les volumes disponibles à l’exportation et à répondre à la demande internationale.

La progression de la demande asiatique concerne aussi les produits semi-raffinés. Le naphta figure parmi les produits concernés en raison de son utilisation industrielle.

Une évolution des échanges entre le Japon et l’Algérie

Les relations énergétiques entre le Japon et l’Algérie couvrent plusieurs produits. Elles incluent le gaz naturel liquéfié, le gaz de pétrole liquéfié et le pétrole. Le naphta s’ajoute à ces échanges.

Les volumes exportés par l’Algérie vers le Japon restent inférieurs à ceux provenant du Moyen-Orient. Toutefois, la situation actuelle modifie les flux commerciaux. Le pays du soleil levant diversifie ses fournisseurs pour limiter les effets des perturbations sur ses approvisionnements.

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Les discussions entre les deux pays concernent également d’autres domaines énergétiques. Des échanges existent autour des énergies nouvelles, notamment l’hydrogène.

La demande japonaise pour les produits algériens pourrait évoluer en fonction de la situation sur les marchés internationaux. Le blocage du détroit d’Ormuz et l’utilisation des réserves stratégiques influencent les décisions d’importation.


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