La présence économique de la Chine en Algérie ne cesse de se prouver. Pékin affirme avoir investi près de 7 milliards de dollars dans plusieurs projets structurants à travers le pays, notamment dans les infrastructures, les mines et l’industrie.
Cette annonce intervient alors que les échanges commerciaux entre Alger et Pékin atteignent des niveaux records. Pour de nombreux observateurs, la Chine confirme sa place de partenaire économique incontournable de l’Algérie. L’Algérie attire de plus en plus les capitaux chinois. Et les montants annoncés cette semaine montrent l’ampleur du rapprochement économique entre les deux pays.
Selon les chiffres communiqués par Dong Guangli, ambassadeur de Chine en Algérie, les investissements chinois cumulés dans le pays atteignent désormais environ 7 milliards de dollars. Les échanges commerciaux bilatéraux ont, eux, dépassé les 15 milliards de dollars en 2025.
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Ces données ont été relayées par plusieurs médias économiques après une déclaration officielle de l’ambassadeur chinois. Elles traduisent une montée en puissance progressive des entreprises chinoises dans plusieurs secteurs jugés prioritaires par les autorités algériennes.
Depuis plusieurs années, Pékin multiplie les partenariats industriels et les contrats d’infrastructures en Afrique du Nord. L’Algérie apparaît aujourd’hui comme l’un des marchés les plus importants pour les groupes chinois sur le continent africain.
Chine, les investissements ciblent les grands projets algériens
Les investissements chinois concernent principalement les infrastructures lourdes, les projets ferroviaires, l’exploitation minière et l’industrie énergétique. Parmi les projets les plus importants figure le mégaprojet de phosphate intégré porté par Algerian Chinese Fertilizers Company (ACFC), une société mixte algéro-chinoise. Ce chantier géant, estimé lui aussi à près de 7 milliards de dollars, vise à développer toute une chaîne industrielle autour du phosphate algérien.
Le projet prévoit notamment l’exploitation de gisements miniers, la transformation industrielle des phosphates ainsi que l’exportation d’engrais vers les marchés internationaux. Les entreprises chinoises participent également à plusieurs projets ferroviaires majeurs, notamment les lignes minières destinées à relier les zones d’extraction aux ports algériens.
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Ces investissements s’inscrivent dans la stratégie chinoise des “Nouvelles Routes de la Soie”, connue sous le nom de “Belt and Road Initiative”. Pékin cherche à renforcer ses connexions commerciales avec l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe à travers de grands corridors économiques.
Pour l’Algérie, ces partenariats représentent une source importante de financement et de savoir-faire industriel dans une période marquée par la volonté de réduire la dépendance aux hydrocarbures.
Pourquoi l’Algérie intéresse autant la Chine
L’intérêt croissant de la Chine pour l’Algérie repose sur plusieurs facteurs économiques et géopolitiques. Le pays dispose d’importantes ressources naturelles, d’une position stratégique en Méditerranée et d’un vaste marché intérieur. L’Algérie représente aussi une porte d’entrée vers l’Afrique pour de nombreuses entreprises chinoises.
Pékin voit également dans Alger un partenaire stable dans une région marquée par de fortes tensions géopolitiques. Les relations diplomatiques entre les deux pays restent historiquement solides depuis plusieurs décennies.
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Sur le plan économique, la Chine est déjà l’un des principaux fournisseurs de l’Algérie. Produits industriels, équipements électroniques, matériaux de construction ou encore véhicules : les importations chinoises occupent une place centrale dans le commerce algérien.
De leur côté, les autorités algériennes cherchent à attirer davantage d’investissements étrangers capables de créer des emplois et de soutenir l’industrialisation du pays. Ces dernières années, Alger a multiplié les annonces autour des mines, de l’industrie automobile, de la pétrochimie et des infrastructures logistiques. Plusieurs groupes chinois ont rapidement manifesté leur intérêt pour ces marchés.
Des échanges commerciaux à un niveau record
Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Algérie ont dépassé les 15 milliards de dollars en 2025, selon les chiffres communiqués par l’ambassadeur chinois. Ce niveau place la Chine parmi les tout premiers partenaires commerciaux du pays. Les relations économiques entre les deux États se sont fortement accélérées après la pandémie et avec la hausse des besoins algériens en équipements industriels.
Cette progression s’explique aussi par la multiplication des projets publics lancés ces dernières années en Algérie. Plusieurs entreprises chinoises ont remporté des contrats dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics et des infrastructures.
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Dans certaines villes algériennes, la présence des sociétés chinoises est désormais visible sur plusieurs grands chantiers. Routes, logements, équipements industriels ou infrastructures ferroviaires : les groupes chinois occupent une place importante dans le paysage économique local.
Sur les réseaux sociaux, les réactions des internautes algériens restent partagées. Certains saluent l’arrivée de nouveaux investissements susceptibles de créer de l’emploi et de moderniser les infrastructures. D’autres s’interrogent sur la dépendance croissante de l’économie nationale vis-à-vis des partenaires étrangers.
Quels impacts pour l’économie algérienne ?
L’arrivée de capitaux chinois à grande échelle pourrait accélérer plusieurs projets industriels longtemps ralentis faute de financement ou de capacités techniques. Le secteur minier figure parmi les principaux bénéficiaires de cette dynamique. L’Algérie cherche à valoriser davantage ses ressources naturelles afin de diversifier ses revenus en dehors du pétrole et du gaz.
Le développement des infrastructures ferroviaires pourrait également faciliter les exportations minières et industrielles vers les ports du pays. Pour les entreprises locales, ces projets peuvent ouvrir de nouvelles opportunités de sous-traitance et de partenariat. Mais plusieurs économistes soulignent aussi la nécessité de renforcer le transfert de compétences et l’intégration locale dans les grands contrats étrangers.
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L’autre enjeu concerne l’équilibre commercial. L’Algérie importe massivement des produits chinois, ce qui alimente régulièrement les débats autour de la production nationale et de la dépendance aux importations. Les autorités algériennes espèrent désormais que les investissements industriels permettront de produire davantage localement et de réduire progressivement certaines importations.
Au-delà des chiffres, la montée en puissance de la Chine en Algérie illustre surtout une recomposition économique plus large. Pékin continue d’étendre son influence en Afrique du Nord pendant que plusieurs pays cherchent de nouveaux partenaires économiques capables de financer rapidement des projets d’envergure.
