Raffinage de pétrole : l'Algérie dans le Top 3 africain

L’Algérie s’impose comme l’un des acteurs majeurs du raffinage pétrolier en Afrique, avec une capacité totale estimée à 677'000 barils par jour à la fin de 2025. Cette performance la place en troisième position continentale, derrière le Nigeria (1,125 million de barils/jour) et l’Égypte (893'000 barils/jour), selon les données de la Smart Mortgage Calculator 2025 Energy Research Unit.

La production raffinée en Algérie est destinée pour 52 % au marché national, couvrant les besoins en essence, diesel, kérosène et bitume. Cette orientation assure la sécurité énergétique locale, en garantissant un approvisionnement stable pour les secteurs industriels et domestiques. Le reste de la production est orienté vers l’exportation, notamment sous forme de naphta, de fuel et de produits pétrochimiques, contribuant au revenu national et au positionnement du pays sur les marchés internationaux.

raffinerie de Skikda : un pilier stratégique

La raffinerie de Skikda, la plus importante du pays et d’Afrique, atteint une capacité de 355'000 barils par jour, représentant près de la moitié de la capacité nationale. Sa localisation sur le littoral méditerranéen lui permet de combiner production locale et exportations régionales. Cette raffinerie produit une large gamme de dérivés pétroliers, essentiels à l’économie nationale et à la satisfaction des besoins industriels.

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Malgré sa capacité, l’infrastructure algérienne doit faire face à des défis liés au vieillissement de certaines unités et à des besoins accrus de maintenance et d’investissement. Cette situation contribue à une écart notable entre la capacité théorique et la production réelle, malgré l’abondance du pétrole brut disponible. Le développement et la modernisation des infrastructures de raffinage restent des priorités pour garantir une production efficace et durable.

contexte africain et enjeux régionaux

Le continent africain dépense chaque année entre 60 et 90 milliards de dollars pour importer des produits pétroliers, alors que ses réserves cumulées atteignent 119 milliards de barils, soit 8 % des réserves mondiales. Cela souligne l’importance stratégique de renforcer les capacités locales de raffinage afin de réduire la dépendance aux importations et de maximiser la valeur ajoutée nationale.

L’Algérie consolide sa position régionale grâce à Sonatrach et à ses complexes de raffinage, tout en surveillant les développements de grandes raffineries africaines, comme la Dangote au Nigeria ou les expansions en Égypte. Ces initiatives permettent au pays de renforcer sa sécurité énergétique, de soutenir les exportations et de maintenir un rôle clé sur le marché africain des produits pétroliers.

Le secteur pétrolier algérien reste donc un pilier stratégique, combinant production locale, capacité d’exportation et potentiel de modernisation, afin de répondre aux besoins du marché national tout en affirmant sa place dans le Top 3 africain du raffinage.

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