Nouveau système Schengen : Le nombre de refoulements explose en 2026

Le nouveau système Schengen est désormais pleinement opérationnel dans l’Union européenne. Depuis son déploiement généralisé en avril 2026, plus de 32 000 voyageurs étrangers ont déjà été refoulés aux frontières européennes, selon les chiffres publiés à Bruxelles le 18 mai.

Derrière ces chiffres, un changement profond du contrôle migratoire se met en place dans les aéroports, ports et postes-frontières terrestres de l’espace Schengen. Depuis le 10 avril 2026, le système EES (Entry/Exit System) est officiellement actif dans l’ensemble des pays de l’espace Schengen. Ce dispositif biométrique européen remplace progressivement les traditionnels tampons sur les passeports par un enregistrement numérique automatisé des voyageurs non européens.

Chaque entrée et sortie est désormais enregistrée électroniquement. Les autorités collectent les données biométriques des voyageurs, notamment les empreintes digitales et les images faciales, afin de suivre avec précision la durée des séjours autorisés.

Voyage Vols France-Algérie : Volotea propose deux lignes à partir de 39 euros

Selon les chiffres relayés par le site spécialisé Visa QH, le système a déjà enregistré plus de 66 millions de passages depuis son lancement progressif en octobre 2025. Dans le même temps, environ 32 000 voyageurs ont été empêchés d’entrer dans l’espace Schengen.

Parmi eux, près de 7 000 personnes auraient dépassé la durée légale de séjour autorisée dans l’espace européen. Environ 800 voyageurs ont également été considérés comme représentant un risque pour l’ordre public ou la sécurité.

Nouveau système Schengen : pourquoi autant de voyageurs sont refoulés ?

Le principal changement apporté par le système EES concerne l’automatisation du contrôle des séjours dans l’espace Schengen. Jusqu’à présent, les vérifications reposaient largement sur les tampons apposés sur les passeports. Ce fonctionnement laissait une certaine marge d’erreur, notamment pour les voyageurs fréquents effectuant plusieurs allers-retours entre l’Europe et leur pays d’origine.

Avec le nouveau système Schengen, le calcul de la règle des « 90 jours sur 180 jours » devient entièrement automatique. Les dépassements de séjour sont détectés immédiatement par les bases de données européennes.

Voyage Air France : des billets à prix réduits sur des vols depuis Alger et Oran

Des avocats spécialisés en immigration expliquent déjà que de nombreux voyageurs d’affaires demandent désormais des relevés détaillés de leurs jours de présence dans l’espace Schengen afin d’éviter toute erreur pouvant entraîner une interdiction d’entrée. Les entreprises qui déplacent régulièrement leurs employés entre plusieurs pays européens commencent également à revoir leurs calendriers de voyage pour éviter les dépassements involontaires.

Les aéroports européens passent au contrôle biométrique

L’Espagne fait partie des pays les plus avancés dans le déploiement du système EES. Les aéroports de Madrid-Barajas, Barcelone-El Prat et Malaga utilisent désormais des portiques électroniques connectés directement à la plateforme européenne.

Les voyageurs effectuant leur première entrée doivent enregistrer leurs données biométriques. Lors des voyages suivants, le système récupère automatiquement leur dossier en quelques secondes. Selon les autorités aéroportuaires, les temps d’attente auraient diminué de 15 à 20 % dans certains terminaux par rapport à la période de Pâques 2025.

Les compagnies aériennes observent également des changements dans la gestion des vols de correspondance au sein de l’espace Schengen, notamment grâce à la suppression des tampons de sortie. Mais sur le terrain, les difficultés restent nombreuses.

Voyage Air Algérie réduit ses vols vers cette destination internationale

Retards, files d’attente et tensions aux frontières

Malgré les promesses de fluidité, le déploiement du nouveau système Schengen provoque encore des perturbations dans plusieurs pays européens. Le rapport de la Commission européenne évoque notamment des dysfonctionnements liés aux bornes automatiques, à l’enregistrement biométrique et à la gestion des flux lors des heures de forte affluence.

Dans plusieurs aéroports européens, des voyageurs ont raté leurs vols après des retards importants lors des contrôles biométriques. Le cas le plus médiatisé concerne des passagers abandonnés par Ryanair à l’aéroport français de Tours après des retards liés aux procédures de contrôle.


Vous aimez cet article ? Partagez !