Algérie : les Turcs vont lancer un mégaprojet agro-industriel

La wilaya de Nâama, dans le sud-ouest de l'Algérie, s’apprête à accueillir un mégaprojet agro-industriel porté par un investissement turc, sur une superficie de plus de 20'000 hectares. Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la sécurité alimentaire, développer les cultures stratégiques et réduire la dépendance du pays aux importations.

Le projet est porté par le groupe turc Ozmert Algeria et combine plusieurs volets : production fourragère, élevage intensif de bovins et ovins, infrastructures de stockage. L’objectif est de créer une chaîne de valeur complète qui assure l’autonomie alimentaire du complexe et soutienne durablement la filière viande et lait en Algérie.

Selon les informations présentées lors des réunions avec les autorités locales, le projet prévoit de produire 3500 tonnes de viande rouge et 30 millions de litres de lait par an. Il s’appuie sur la culture de céréales et fourrages locaux, adaptés aux conditions semi-arides de la région, afin d’assurer une autonomie fourragère durable.

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Algérie : une dimension socio-économique majeure

Le mégaprojet devrait générer plus de 500 emplois directs, tout en stimulant des activités connexes telles que la maintenance, la logistique, le transport et la mécanisation agricole. Les autorités locales voient en ce projet un levier de développement territorial capable de dynamiser l’économie de Nâama et d’attirer d’autres investissements structurants.

Les promoteurs turcs ont également effectué une visite de terrain pour vérifier la conformité des sites proposés avec les exigences techniques et agricoles, garantissant ainsi une mise en œuvre adaptée aux besoins locaux.

La gestion des ressources hydriques constitue un axe central du projet. Un système progressif basé sur 80 pivots d’irrigation de 450 mètres et près de 80 forages permettra de mobiliser environ 30 millions de mètres cubes d’eau par an. Les infrastructures de stockage prévues, incluant silos à céréales et réserves pour les périodes de sécheresse, visent à sécuriser l’alimentation animale et à optimiser les rendements.

Vers un modèle national

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large visant à développer le grand Sud algérien en pôles agro-industriels intégrés. Il complète d’autres initiatives comme le projet Baladna à Adrar pour le lait en poudre ou les investissements dans les céréales et la betterave sucrière à Timimoun et ailleurs.

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À travers ces investissements, l’Algérie cherche à bâtir un modèle agricole durable, fondé sur l’intégration industrielle, la valorisation des vastes espaces sahariens et l’augmentation de la production nationale, afin de réduire la dépendance aux importations alimentaires.

Le projet turc à Nâama représente ainsi une pièce maîtresse de la stratégie nationale, où agriculture, sécurité alimentaire et développement territorial convergent pour renforcer la souveraineté économique du pays.


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