L’ONU dresse un bilan positif de l’Algérie dans son dernier rapport

L’ONU porte un regard favorable sur les réformes engagées par l’Algérie. Dans son Rapport annuel des résultats 2025, le Système des Nations unies en Algérie met en avant les avancées réalisées dans l’investissement, la cohésion sociale, la gouvernance et la transition énergétique.

Le rapport s’inscrit dans le Cadre de coopération pour le développement durable 2023-2027, qui structure le partenariat entre l’Algérie et les agences onusiennes. Le document présente une lecture globalement positive de la trajectoire suivie par le pays, tout en rappelant les défis encore présents dans une économie qui cherche à diversifier ses moteurs de croissance.

L’ONU met en avant quatre axes prioritaires pour l’Algérie

Le rapport de l’ONU articule son bilan autour de quatre grands axes : la diversification économique et la promotion de l’investissement, la gouvernance, le développement humain et social, ainsi que l’environnement, la transition énergétique et les économies d’énergie.

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Cette grille de lecture permet de situer les réformes algériennes dans une perspective plus large. L’Algérie, plus vaste pays d’Afrique avec une superficie de 2 381 741 km², comptait 46,7 millions d’habitants en 2024. Ces deux données rappellent l’ampleur des défis liés à l’aménagement du territoire, à l’accès équitable aux services publics et à la réduction des écarts entre les régions du nord, des Hauts Plateaux et du Sud.

L’ONU souligne que le pays poursuit une trajectoire de développement plus inclusive, durable et résiliente, dans un environnement international marqué par des incertitudes économiques, climatiques et géopolitiques.

Inflation, chômage, investissement : des indicateurs scrutés

Sur le plan économique, le rapport relève que l’Algérie reste un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec un niveau de développement humain relativement élevé. Il note cependant que la croissance économique a légèrement ralenti, alors que l’inflation s’est établie autour de 4 % et que le chômage a atteint 9,7 %, en amélioration par rapport à 2019.

Ces chiffres permettent de nuancer le bilan. L’ONU reconnaît des progrès en matière de stabilité macroéconomique, mais rappelle aussi les défis liés à la diversification économique et à la création d’emplois, notamment pour une population jeune.

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Le rapport mentionne plusieurs réformes visant à renforcer les capacités productives nationales. Il cite notamment les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. Parmi les projets structurants évoqués figurent l’extension des capacités de raffinage, le développement de l’agriculture saharienne à grande échelle, ainsi que les investissements dans les infrastructures de transport et l’exploitation des ressources minières.

Cohésion sociale et gouvernance publique au centre du bilan

Le rapport insiste également sur la cohésion sociale. L’ONU note que les politiques publiques ont continué de privilégier la protection des ménages, avec un niveau élevé de dépenses sociales. Le document cite la revalorisation du salaire minimum, des allocations chômage et des pensions, ainsi que la modernisation du système de protection sociale.

Dans le secteur de la santé, l’Algérie poursuit aussi ses efforts face à la progression des maladies non transmissibles. L’accès aux services de santé, d’éducation, de formation et de protection sociale reste présenté comme une priorité, avec une attention particulière portée aux populations vulnérables.

Sur le volet gouvernance, les Nations unies disent accompagner les institutions algériennes dans l’amélioration de la cohérence des politiques publiques, le renforcement des capacités institutionnelles et l’utilisation de données fiables pour orienter les décisions.

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