OPEP+ : l’Algérie pourrait augmenter sa production de pétrole en juillet

L’OPEP+ pourrait relever son objectif de production pétrolière pour le mois de juillet, avec une hausse collective proche de 188 000 barils par jour. L’Algérie figure parmi les pays concernés par cette décision, qui doit être discutée lors d’une réunion prévue le 7 juin 2026.

L’Algérie pourrait produire davantage de pétrole à partir de juillet, si l’OPEP+ confirme le relèvement progressif de ses objectifs de production. Selon Reuters, sept pays du groupe — Arabie saoudite, Russie, Irak, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman — devraient examiner une nouvelle hausse de l’offre, dans la continuité des ajustements déjà décidés pour juin.

OPEP+ : l’Algérie pourrait augmenter sa production de pétrole en juillet

La hausse envisagée par l’OPEP+ porterait sur environ 188 000 barils par jour pour juillet. Ce volume correspond au rythme retenu pour juin, après la décision annoncée début mai par les sept pays participants. L’OPEP avait alors expliqué que cet ajustement s’inscrivait dans le retour progressif d’une partie des réductions volontaires décidées en avril 2023.

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Pour l’Algérie, l’impact exact dépendra de la répartition interne entre les pays concernés. Pour juin, la hausse collective de 188 000 barils par jour représentait, selon le ministère algérien des Hydrocarbures cité par AL24 News, une augmentation de 6 000 barils par jour pour l’Algérie.  La réunion du 7 juin 2026 doit permettre aux pays concernés de valider ou non cette nouvelle augmentation.

Cette hausse s’inscrit dans une stratégie prudente. L’OPEP+ ne remet pas brutalement tous les volumes sur le marché. Le groupe avance par paliers, avec la possibilité de ralentir, suspendre ou inverser le mouvement si les conditions du marché se détériorent.

Le détroit d’Ormuz complique les calculs

La décision intervient dans un marché perturbé par les tensions autour du détroit d’Ormuz. Selon Reuters, les perturbations liées à cette zone stratégique ont déjà pesé sur les exportations de plusieurs producteurs du Golfe. Résultat : même lorsque les quotas augmentent, la production réelle ne suit pas toujours.

Reuters relève ainsi que la production moyenne du groupe est passée de 42,77 millions de barils par jour en février à 33,19 millions de barils par jour en avril, en raison notamment des baisses d’exportations dans le Golfe.  Pour les marchés, cette différence entre quotas officiels et volumes réellement disponibles est essentielle. Une hausse décidée sur le papier ne signifie pas automatiquement une arrivée massive de brut supplémentaire.

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Quel impact pour l’Algérie ?

Pour Alger, une hausse même limitée peut avoir un effet positif si elle s’accompagne de prix élevés. Le pétrole reste une composante centrale des recettes extérieures du pays, aux côtés du gaz naturel et des produits raffinés.

Mais l’équilibre reste fragile. Une augmentation de la production peut soutenir les revenus si les cours tiennent. À l’inverse, si l’offre mondiale progresse plus vite que la demande, les prix peuvent reculer et réduire l’effet attendu.

C’est pourquoi l’OPEP+ cherche à doser son retour sur le marché. Le groupe veut préserver les prix sans perdre davantage de parts de marché, notamment face aux producteurs non membres de l’alliance.


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