Gazoduc transsaharien : l'Algérie, le Niger et le Nigeria accélèrent la cadence

L’Algérie, le Niger et le Nigeria préparent une réunion ministérielle à Alger pour accélérer la coordination autour du gazoduc transsaharien (TSGP). Cette rencontre, prévue pour ce mercredi 3 juin 2026, permettra d’examiner les étapes concrètes de la mise en œuvre du projet. Les pays participants cherchent à finaliser les aspects techniques, financiers et logistiques avant le démarrage des travaux.

Alger accueillera, ce mercredi 3 juin 2026, la cinquième réunion ministérielle du comité directeur du projet TSGP, rassemblant les ministres des hydrocarbures d'Algérie, du Niger et du Nigeria. La rencontre vise à poursuivre la coordination et le suivi des travaux du gazoduc transsaharien.

Seront présents le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures algérien, Mohamed Arkab, le ministre nigérian du pétrole chargé du gaz, Ekperikpe Ekpo, et le ministre du pétrole du Niger, Hamadou Tini. Le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, ainsi que des responsables de la compagnie nigériane NNPC et de la société nigérienne Sonidep, participeront également, accompagnés des équipes techniques et des experts des trois pays.

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Étude de faisabilité et suivi de la feuille de route

Lors de la réunion, les ministres devraient examiner les résultats de l’étude de faisabilité réalisée par le cabinet britannique Penspen, mandaté par les trois pays. Cette étude évalue la viabilité technique et économique du gazoduc et servira de base pour les décisions futures.

Ils passeront également en revue l’état d’avancement de la feuille de route adoptée lors des précédentes réunions à Niamey, Abuja et Alger, afin de répartir les responsabilités entre les pays pour la construction et la gestion des tronçons traversant chacun des territoires.

Engagement des trois pays et protocole d’accord

La réunion rappellera le protocole d’accord signé le 11 février 2025 à Alger, par lequel l’Algérie, le Niger et le Nigeria s’engagent à poursuivre la coordination et les actions conjointes pour la réalisation du projet. Les ministres insisteront sur le respect des étapes définies et le renforcement de la coopération technique entre les compagnies nationales et les équipes d’experts.

Selon le communiqué publié sur la page Facebook du ministère algérien des Hydrocarbures, le projet vise à transporter le gaz depuis le Nigeria, via le Niger, jusqu’à l’Algérie, pour ensuite l’exporter vers l’Europe et d’autres marchés internationaux. L’oléoduc s’inscrit également dans le cadre de la Nouvelle Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).

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Impact pour l’Europe et l’intégration régionale

Le gazoduc transsaharien permettra de sécuriser une partie des approvisionnements en gaz destinés à l’Europe, notamment après la fermeture du détroit d’Hormuz qui affecte le marché mondial de l’énergie. Le projet contribuera également au développement économique et à l’intégration régionale entre les trois pays.

Les autorités algériennes précisent que le tronçon traversant le Niger sera réalisé par l’Algérie, compte tenu des ressources financières limitées du pays voisin. La mise en œuvre effective de ce projet devrait renforcer la position de l’Afrique comme fournisseur de gaz sur le marché mondial tout en consolidant la coopération énergétique entre les États participants.


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