L’Algérie et six autres pays de l’OPEP+ devraient conserver leurs objectifs de production pétrolière en novembre. Cette orientation intervient alors que la guerre en Iran continue de perturber les exportations de brut et l’approvisionnement dans la région, tout en retardant les travaux préparatoires à la fixation des quotas pour 2027.
Selon des sources informées citées par Reuters, les sept pays concernés se sont accordés en principe sur le maintien de leurs niveaux de production actuels pour le mois de novembre. Il s’agit de l’Algérie, de l’Arabie saoudite, de la Russie, de l’Irak, du Koweït, du Kazakhstan et du sultanat d’Oman.
Cette orientation intervient alors que plusieurs pays du Golfe membres de l’OPEP produisent nettement moins que leurs objectifs. Au cours des derniers mois, leurs exportations ont représenté entre 60 % et 80 % de leurs niveaux habituels, en raison notamment des perturbations provoquées par le conflit dans la région.
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La production reste inférieure aux niveaux d’avant-guerre
L’OPEP+ avait relevé ses objectifs de production pendant une grande partie de l’année 2026, après plusieurs années de réductions. Une partie importante de ces hausses ne s’est toutefois pas traduite par une augmentation effective de la production, en raison de la guerre et des perturbations affectant l’approvisionnement.
D’après les données de l’OPEP, la production des sept pays participant à la réunion a atteint environ 25 millions de barils par jour en août, soit une hausse de 630 000 barils par jour par rapport à juillet. Ce volume reste néanmoins inférieur d’environ 5 millions de barils par jour aux niveaux enregistrés avant le déclenchement de la guerre en février.
La révision des capacités de production repoussée à novembre
Le groupe continue parallèlement d’appliquer des réductions de production d’environ 2 millions de barils par jour, qui concernent la majorité de ses membres. Avant toute nouvelle répartition d’éventuelles hausses de production, les pays doivent toutefois achever l’évaluation de leurs capacités productives.
Cette révision devait initialement être finalisée à la fin du mois de septembre. Elle a été repoussée à la mi-novembre, la guerre ayant retardé plusieurs projets d’augmentation de capacité au Moyen-Orient et compliqué les estimations sur les volumes futurs. Les résultats de cette évaluation doivent servir de base à la définition des quotas de production pour 2027.
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Une réunion de suivi également prévue
Les sept pays doivent examiner la situation du marché pétrolier lors de leur réunion de ce dimanche 4 octobre 2026. L’évolution des exportations, les capacités disponibles et les conséquences du conflit régional figurent parmi les éléments pris en compte dans les discussions.
La Commission ministérielle conjointe de suivi, ou JMMC, doit également se réunir afin d’examiner les conditions du marché et le respect des engagements de production. Cette commission ne dispose toutefois pas du pouvoir de décider directement des changements de politique de production au sein de l’OPEP+.
