Les salaires en Algérie connaîtront de nouvelles hausses à partir de 2027, a confirmé le président Abdelmadjid Tebboune lors de son entretien périodique avec la presse nationale, diffusé le 3 octobre 2026.
Les augmentations seront inscrites dans le budget de l’année prochaine et pourront être appliquées en une ou deux tranches selon la situation financière du pays, a-t-il précisé. Tebboune a également réaffirmé son engagement concernant les 53 % restants de la revalorisation annoncée des salaires.
Cette nouvelle mesure s’inscrit dans la politique de soutien au pouvoir d’achat engagée ces dernières années. Tebboune a insisté sur le fait que la hausse des rémunérations resterait liée aux capacités de l’économie nationale et à l’état des finances publiques. Il a néanmoins assuré que le principe de nouvelles augmentations en 2027 était maintenu.
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L’annonce intervient alors que le gouvernement a déjà commencé à examiner l’avant-projet de loi de finances pour 2027. Le texte budgétaire doit notamment intégrer les grandes orientations sociales et économiques de l’année prochaine. La question des salaires devrait donc constituer l’un des volets les plus suivis lors de la présentation du projet de budget.
Une hausse en une ou deux tranches
Le président de la République a apporté une précision importante sur le calendrier d’application. Si les conditions financières le permettent, les nouvelles hausses pourront être versées en une seule tranche. Dans le cas contraire, leur mise en œuvre sera répartie sur deux tranches, afin de tenir compte de la situation du Trésor public.
Cette formulation signifie qu’aucun calendrier détaillé mois par mois n’a encore été annoncé. Il faudra attendre les dispositions du budget 2027 et leurs textes d’application pour connaître les dates précises, les catégories concernées et les modalités concrètes. À ce stade, l’engagement présidentiel porte donc sur le lancement des augmentations au cours de l’année 2027.
Que signifient les « 53 % restants » ?
Abdelmadjid Tebboune a déclaré s’être engagé à concrétiser les 53 % restants des augmentations de salaires. Ce chiffre doit être interprété avec prudence : il ne signifie pas que tous les travailleurs bénéficieront automatiquement d’une hausse de 53 % de leur salaire en une seule fois en 2027. Il renvoie à l’objectif cumulé de revalorisation des rémunérations annoncé par le président au cours de son mandat.
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En mai 2026, Tebboune avait déjà indiqué vouloir atteindre, à la fin de 2027, une augmentation cumulée de 100 % des salaires des travailleurs, en reliant cette progression à la croissance économique. La nouvelle déclaration d’octobre confirme que cet objectif reste affiché par la présidence. Les mécanismes exacts permettant d’atteindre ce niveau doivent toutefois encore être précisés dans les décisions budgétaires à venir.
Le SNMG déjà relevé à 24 000 DA
Les nouvelles hausses annoncées pour 2027 interviennent après une première mesure importante appliquée en 2026. Le Salaire national minimum garanti, le SNMG, a été porté de 20 000 à 24 000 dinars par mois à partir de janvier 2026, soit une progression de 20 %. Cette décision avait été prise lors d’un Conseil des ministres présidé par Abdelmadjid Tebboune.
Cette évolution ne doit toutefois pas être confondue avec les augmentations de salaires annoncées pour 2027. Le relèvement du SNMG concerne le salaire minimum légal, alors que les futures revalorisations pourront passer par d’autres mécanismes selon les catégories professionnelles et les dispositions retenues dans le budget. Les détails devront donc être examinés lorsque le projet de loi de finances sera rendu public.
