Hausse du SNMG en Algérie : qui va vraiment en bénéficier et comment

La décision de revalorisation du Salaire National Minimum Garanti (SNMG) en Algérie suscite des interrogations sur ses bénéficiaires et ses modalités d'application. Omar Takdjout, secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), a apporté des précisions sur les catégories ciblées. Les mécanismes de calcul des augmentations se révèlent différenciés selon les secteurs et les grades professionnels.

Dans une déclaration accordée au média arabophone Echorouk, le responsable syndical a détaillé la portée de cette mesure annoncée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Selon Omar Takdjout, les salariés des complexes industriels, publics et privés, figurent parmi les premiers concernés par cette mesure. De nombreux agents d’exécution de ces entreprises perçoivent encore le salaire minimum antérieur de 20 000 dinars algériens (DZD). Leur nouveau salaire plancher sera ainsi porté à 24 000 DZD.

Cette revalorisation directe de 4 000 dinars représente l'augmentation la plus significative, touchant les employés dont la rémunération était calée sur l’ancien plancher salarial. Elle vise à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs les moins rémunérés de ce secteur.

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Le secteur public et les « corps communs »

Une seconde catégorie majeure comprend les fonctionnaires et agents classés dans les « corps communs » ainsi que les ouvriers professionnels de nombreux secteurs publics. Ces emplois sont répartis dans des domaines tels que la santé, l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, les collectivités locales, les affaires intérieures, la formation professionnelle et l’administration générale.

Ces agents, souvent situés aux échelons les moins rémunérés de la fonction publique, bénéficieront d’une augmentation automatique de leur salaire, indexée sur la nouvelle valeur du SNMG. Cette revalorisation s’applique ainsi à une partie substantielle des effectifs de l’État.

Hausse du SNMG : un mécanisme de calcul dégressif selon le grade

Le syndicaliste a précisé que le mode de calcul des augmentations ne serait pas uniforme. Il suit un principe de dégressivité : plus le grade ou l’échelon professionnel est bas, plus le montant de la hausse est important. Les employés rémunérés exactement à l’ancien SNMG (20 000 DZD) bénéficieront donc de la majoration intégrale de 4 000 DZD.

Lorsque le salaire de base dépasse déjà ce seuil, le montant de l’augmentation octroyée diminue progressivement. En résumé, la valeur ajoutée au salaire est inversement proportionnelle à la position dans la hiérarchie salariale : plus un travailleur est classé haut, plus le supplément est faible.

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Retraités, cadres supérieurs et points en suspens

La mesure s’étend également aux retraités, selon les déclarations d’Omar Takdjout. Environ 80 % des pensionnés algériens perçoivent actuellement une retraite équivalente à l’ancien SNMG, soit 20 000 DZD. Leurs pensions devraient donc être revalorisées à 24 000 DND, sur la base des ajustements antérieurs liés à l’évolution du salaire minimum.

La situation des cadres supérieurs présente une zone d’incertitude. Leurs rémunérations sont fréquemment calculées en appliquant un coefficient multiplicateur à la valeur du SNMG. Omar Takdjout a indiqué qu’il restait à déterminer si ce calcul se fera sur la base du nouveau SNMG (24 000 DZD) ou de l’ancien. La clarification est attendue dans les textes d’application officiels de cette revalorisation.


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