Le cash est-il en passe de disparaître en Algérie ? Les banques multiplient les solutions pour faciliter les paiements par carte et par téléphone : cartes prépayées, règlements par QR code et transferts mobiles. Ces services se développent, mais les données disponibles montrent une transition progressive plutôt qu’une fin imminente des espèces.
La Banque d’Algérie recensait près de 19,85 millions de cartes bancaires en circulation à la fin de 2024, émises par les banques et Algérie Poste. Elle comptabilisait également 68 140 terminaux de paiement électronique, soit une hausse de 28,1 % en un an. La valeur des paiements en ligne a progressé de 127,8 % en 2024, pour atteindre 28,5 milliards de dinars.
Des cartes prépayées pour gérer les dépenses
La Banque nationale d’Algérie propose une carte CIB prépayée qui peut servir aux retraits, aux achats en ligne et aux paiements chez les commerçants équipés. La banque indique qu’un client peut demander jusqu’à dix cartes pour des proches. Ce dispositif peut aider les familles à attribuer un budget à un étudiant ou à un autre membre du foyer, tout en facilitant les paiements sans espèces.
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La carte ne fait toutefois pas disparaître le besoin d’argent liquide : elle dépend de l’accès à un compte, à des distributeurs et à des commerçants acceptant les paiements par carte. Son utilité varie donc selon les habitudes et les équipements disponibles dans chaque région.
Le QR code transforme le téléphone en moyen de paiement
Le paiement mobile constitue un autre axe de développement. Le Crédit populaire d’Algérie présente Wimpay comme un service permettant de régler des achats en magasin, de payer certaines factures et de transférer de l’argent à l’aide d’un QR code. La Banque de développement local propose également Wimpay, qui permet notamment des paiements et des transferts depuis un smartphone.
Ces outils peuvent simplifier les petites transactions du quotidien, à condition que le client comme le commerçant disposent du service et d’un accès fonctionnel au réseau. Ils donnent aussi aux banques un moyen de proposer des paiements numériques sans exiger systématiquement l’usage d’une carte physique.
Des offres adaptées aux activités professionnelles
Les nouveaux services visent aussi des besoins particuliers. La Banque extérieure d’Algérie présente des cartes destinées aux micro-importateurs, avec des plafonds de paiement différents selon qu’il s’agit d’opérations nationales en dinars ou d’achats à l’international. La BDL, de son côté, indique que sa carte CIB peut servir au règlement de frais liés au Hadj et à l’Omra, avec un plafond spécifique pour ces opérations.
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Ces exemples montrent que le paiement électronique s’étend à des usages variés : achats, transferts entre particuliers, démarches et dépenses professionnelles. Pour autant, parler de « fin du cash » serait prématuré. Les espèces restent une solution courante, tandis que le développement des paiements numériques dépendra de l’équipement des commerces, de la fiabilité des services et de la confiance des utilisateurs.
