Des affrontements ont lieu à Tizi Ouzou, en Kabylie, entre des jeunes et des policiers depuis l'après-midi de ce jeudi 12 décembre. Jusqu'à 20 heures, la tension est toujours vive sur l'avenue principale de la ville et certaines ruelles adjacentes où les échanges entre les protagonistes ont fait de nombreux blessés.

Pourtant, rien ne présageait un tel retournement de situation à Tizi Ouzou puisque l'opération électorale était déjà déclarée annulée dans toute cette wilaya de Kabylie. Les différentes marches organisées par les manifestants dans le cadre du rejet de l'élection présidentielle ont effectivement réussi à faire annuler l'opération électorale dans pratiquement tous les centres de vote.

En fait, selon des témoignages, des rumeurs ont circulé selon lesquels des urnes se trouveraient au niveau de la Direction de la réglementation (DRAG), au siège de la wilaya de Tizi Ouzou. Les premiers manifestants ont commencé à converger vers la cité administrative. Beaucoup d'autres les rejoindront en cours de route.

La maison de la culture incendiée lors des affrontements

Parmi eux se trouvent bien évidemment des casseurs qui ont attaqué la maison de la culture Mouloud Mammeri où ils ont provoqué un incendie au niveau de la salle de spectacle. Les éléments de la protection civile ont vite fait d'intervenir et circonscrire les flammes.

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Au niveau du siège de la wilaya, des jeunes ont incendié un véhicule dans le sillage des affrontements qui y ont éclaté. Selon certains manifestants interrogés par Observ'Algérie, ce sont des policiers en civil qui ont provoqué les forces antiémeute pour lancer les affrontements. Des affrontements qui ont fait des blessés, notamment un responsable local du FFS qui voulait s'interposer entre les belligérants pour appeler au calme. Il se retrouve avec six points de suture sur la tête, en raison des coups reçus de la part des policiers.

Les affrontements ont commencé au siège de la wilaya

Ensuite, les protagonistes ont bougé vers les rues où se trouvent le bureau de poste et la clinique d'accouchement Sbihi Tassadit. De violents affrontements avec notamment des grenades à gaz lacrymogène, très irritant pour les yeux, le nez, la gorge, les poumons et la peau.

Ils se sont ensuite déplacés vers l'avenue Abane Ramdane, la rue principale de la ville, où les affrontements ont duré beaucoup plus longtemps. Les éléments des CRS et les jeunes manifestants ont joué au chat et à la souris, y compris sur les ruelles parallèles et perpendiculaires à la mythique "grand-rue".

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