Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a démenti toute demande de quota de visas adressée à la France. Cette déclaration intervient alors que les relations diplomatiques entre Alger et Paris sont marquées par des tensions récurrentes sur ce sujet. L'ambassadeur français en Algérie, Stéphane Romatet, a récemment évoqué la reprise de 250.000 visas annuels pour les Algériens.
Le président Abdelmadjid Tebboune s'est exprimé sur le dossier des visas lors d'une rencontre périodique avec des représentants de la presse nationale. Dans une vidéo publiée ce lundi 27 juillet 2026 sur la page Facebook de la présidence de la République, il a affirmé n'avoir "jamais demandé de quota de visas". Il a également déclaré n'avoir "jamais parlé du dossier des visas avec le président français Emmanuel Macron".
Le chef de l'État algérien a ajouté qu'il n'avait "jamais demandé ni excuses ni indemnités", précisant que "l'Algérie ne mendie pas". Ces déclarations, dont la diffusion est prévue dans la soirée de ce lundi 27 juillet 2026 sur la Télévision algérienne, constituent une mise au point sur la position officielle d'Alger dans ce dossier.
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Le contexte des tensions diplomatiques
Cette déclaration présidentielle intervient dans un contexte de tensions entre l'Algérie et la France sur la question des visas. L'ambassadeur français à Alger, Stéphane Romatet, a récemment évoqué la reprise de 250.000 visas annuels pour les ressortissants algériens.
Ces propos ont suscité des réactions en France, où le président Emmanuel Macron a démenti les déclarations de son ambassadeur. L'extrême droite française s'est également emparée du sujet, alimentant les polémiques autour des flux migratoires entre les deux rives de la Méditerranée. Les relations entre Alger et Paris connaissent des tensions récurrentes sur ce dossier, qui figure parmi les points de friction dans la diplomatie bilatérale.
Les autres sujets abordés par le président Tebboune
Lors de cette rencontre avec la presse, le président Tebboune a également évoqué d'autres sujets d'actualité nationale. Il a notamment abordé la tragédie survenue dans la maison d'enfants d'El Mohammadia, à Alger, où dix enfants et leur éducatrice ont perdu la vie. Il a indiqué avoir demandé aux services de sécurité de mener une enquête approfondie, précisant que tout responsable, du gardien au plus haut responsable, sera tenu pour responsable sur la base des résultats de cette enquête.
Le chef de l'État a également annoncé une prochaine réévaluation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) ainsi que des pensions de retraite. Il s'est par ailleurs exprimé sur la situation en Tunisie, déclarant à propos de ceux qui importent le terrorisme en Tunisie ou à proximité de ce pays que "nous lui préparerons une tente pour ses parents", une formule qui traduit la position algérienne sur la stabilité régionale.
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La position officielle de l'Algérie sur les visas
La question des visas entre les deux pays est régie par des accords bilatéraux et des arrangements administratifs. En 2021, la France a annoncé une réduction du nombre de visas accordés aux ressortissants algériens, marocains et tunisiens, une décision qui a provoqué des tensions diplomatiques. L'Algérie a alors convoqué l'ambassadeur de France à Alger pour exprimer son opposition à cette mesure.
Depuis, les discussions ont repris entre les deux pays pour trouver un accord sur ce dossier. Les 250.000 visas annuels évoqués par l'ambassadeur Romatet correspondent au nombre de visas délivrés avant la réduction décidée par la France en 2021. Le démenti du président Tebboune intervient alors que les négociations se poursuivent entre Alger et Paris pour normaliser leurs relations dans ce domaine.
